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    Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

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    Flavius



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    Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Lun 10 Fév 2014 - 12:26

    « Après l’émission Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du Conseil National du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifient l’intervention d’Alain Finkielkraut «d’inacceptable» et «dangereuse». Ils s’inquiètent précisément de l’usage par le philosophe de l’expression «Français de souche», «directement empruntée au vocabulaire de l’extrême droite».

    Le malheureux Finkielkraut a cru bon de répondre — non pour se justifier, mais parce que c’est son métier de rendre les autres intelligents, treizième des travaux d’Hercule :

    «Je suis totalement abasourdi. Hier soir, lors de l’émission Des paroles et des actes, j’ai dit que face à une ultra-droite nationaliste qui voulait réserver la civilisation française aux Français de sang et de vieille souche, la gauche a traditionnellement défendu l’intégration et l’offrande à l’étranger de cette civilisation. La gauche en se détournant de l’intégration abandonne de fait cette offrande. Manuel Valls a expliqué que nous avions tous trois -lui-même, David Pujadas et moi – des origines étrangères et que c’était tout à l’honneur de la France. J’ai acquiescé mais j’ai ajouté qu’il «ne fallait pas oublier les Français de souche». L’idée qu’on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante. L’antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n’aurait pas de droit de cité en France, c’est l’origine française. Mes parents sont nés en Pologne, j’ai été naturalisé en même temps qu’eux en 1950 à l’âge de un an, ce qui veut dire que je suis aussi Français que le général de Gaulle mais que je ne suis pas tout à fait Français comme lui. Aujourd’hui, on peut dire absolument n’importe quoi! Je suis stupéfait et, je dois le dire, désemparé d’être taxé de racisme au moment où j’entonne un hymne à l’intégration, et où je m’inquiète de voir la gauche choisir une autre voie, celle du refus de toute préséance de la culture française sur les cultures étrangères ou minoritaires. L’hospitalité se définit selon moi par le don de l’héritage et non par sa liquidation.»

    Admettons que l’expression « Français de souche » soit aujourd’hui délicate à employer, surtout depuis qu’elle sert d’étiquette à un site dont la mesure ni le bon goût ne sont les qualités dominantes. Admettons qu’un philosophe (je rappelle que Finkielkraut ne l’est pas, de formation) doive utiliser les mots avec circonspection. Oui, admettons…

    Mais comment admettre qu’un parti (le PS) décide d’interdire les mots qui le défrisent ? À l’intolérance de ceux que leur étiquette « de gauche » ne préserve pas du malheur d’être des abrutis, répondra tôt ou tard l’intolérance massive d’une foule d’abrutis qui revendiqueront crânement, et dans la rue, une étiquette « de droite ».

    D’ailleurs, ils la revendiquent déjà. L’un des exploits les plus remarquables de ce gouvernement de fantoches est d’avoir rassemblé des centaines de milliers de personnes qui n’existaient pas collectivement, et qui désormais s’expriment d’une seule voix. On salue bien bas.

    Au passage, et quitte à chicaner sur les mots, comment distinguer les Français nés en France depuis plusieurs générations et ceux de toute fraîche importation, nés à l’étranger — Finkielkraut lui-même ? Parce que la distinction, quoi qu’on en pense, fait sens : on n’est pas français comme le camembert est normand : on l’est parce qu’on le mérite.
    On ne naît pas Français — on le devient, même quand on a des parents inscrit au registre national depuis lurette. On le devient en s’affranchissant des coutumes, des relents familiaux, des communautarismes de toutes farines, des habitudes religieuses exotiques, des impératifs gastronomiques exogènes. J’ai parlé ici-même de cet excellent livre paru l’année dernière, La République et le cochon (Pierre Bimbaum), dans lequel l’auteur analyse avec une grande finesse le rôle du porc dans l’intégration à la communauté française, et la façon dont les Juifs (et les Musulmans, mais ce n’est pas son sujet directement) ont accepté (ou non) d’entrer dans les usages alimentaires de la République. On est français parce que l’on maîtrise la langue (ce que Finkielkraut fait à un niveau supérieur — très supérieur aux deux hurluberlus qui veulent le traîner aujourd’hui en justice au nom du politiquement correct, très supérieur aux membres du gouvernement, très supérieur à l’ensemble de la classe journalistique qui le juge), et parce que l’on a accepté les caractéristiques de la civilisation française.

    Il ne s’agit pas de nationalisme — encore que « mourir pour la France », expression qui paraît de plus en plus désuète aux jeunes générations, qu’elles soient « de souche » ou non, me paraisse la pierre de touche de la nationalité. Encore moins d’esprit cocardier — même si ce drapeau « plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut » a une histoire que nous pouvons revendiquer autant qu’au temps d’Edmond Rostand, dont les vers de mirliton me font toujours tressaillir.
    Il s’agit de terre et de terroir.
    Il faut être bête comme peut l’être Claude Askolovitch pour croire que « terroir » est une expression pétainiste, alors que c’est la façon la plus simple de distinguer un bayonne taillé dans la croupe d’un honnête porc pie noir basque d’un jambon issu d’une quelconque carcasse danoise élevée en batterie (ou, pour en rester au cochon, distinguer un prizuttu d’origine, dont le gras adhère à la chair et possède un merveilleux goût de noisette et de châtaigne, des horreurs proposées dans les restaurants insulaires et pour lesquelles il n’y a, justement, pas de nom).

    Alors, d’accord, sur nos papiers d’identité, rien ne spécifie l’origine de nos origines, et c’est tant mieux. C’est tout à la gloire de la France, justement, que de refuser l’inscription de la religion, telle qu’elle se pratique dans nombre de pays — y compris en Europe — et telle qu’elle se pratiquait sous Pétain. Mais c’est d’une hypocrisie sans nom que de prétendre que l’on ne peut pas, par exemple, analyser les résultats scolaires en fonction du contexte familial tel qu’il se lit à travers les patronymes (l’étude qui a été faite sur le sujet en région Aquitaine est à la fois exemplaire et en théorie illégale). Nous sommes tous français par principe, et plus ou moins dans les faits.

    Parler la langue et la culture, comprendre que ce vieux pays est laïque sur un antique fond chrétien et gréco-romain, admettre qu’il y a des caractéristiques communes (la combinaison paradoxale d’une réelle fierté nationale et d’une tendance à l’auto-dépréciation, par exemple), sourire même à une certaine bêtise française, voilà ce qui caractérise le « Français de souche ». Les détracteurs de Finkielkraut sont loin, très loin, de posséder sa maîtrise de la langue et de la culture françaises. Ni son sens de la dérision.

    Tout cela pour dire… Pour dire que la débauche de politiquement correct, en dehors de ses velléités castratrices typiques d’un parti (le PS) qui manque essentiellement de cou… rage, engendrera fatalement, à terme, une réaction bien plus terrible que prévue. Ce qui est prévu de toute évidence, c’est la montée du FN, en prévision d’un 2017 où l’UMP, débordée sur sa droite, serait absente au second tour, et laisserait le PS étaler sa morgue face à une droite bleu-marine réduite à ses appuis traditionnels : stratégie imbécile, parce qu’il n’y aura pas, en faveur d’un président qui est actuellement tombé à 19% d’opinions favorables (mais il peut mieux faire…), de retournement comme on en a vu en faveur de Chirac en 2002. Non, ce que le politiquement correct attise, c’est la montée d’une droite extrême, qui s’exprimera dans la rue avant de s’exprimer par la violence — et qui s’exprimera dans les urnes aux municipales et plus encore aux européennes. Ce qui nous guette, c’est la venue d’un fascisme dur — parce que le PS est fini, fichu, foutu, à force de se caricaturer dans des initiatives qui sont autant de chiffons rouges, faute de drapeaux de la même couleur. Incapable d’affronter les réalités économiques, le gouvernement et ses affidés ont décidé de bouger essentiellement sur le plan « sociétal » — et ça ne leur porte pas bonheur. Les bobos parisiens qui nous gouvernent devraient de temps en temps redescendre dans le pays réel, et mesurer exactement l’exaspération : nous sommes à deux doigts de l’émeute, et ils perpétuent leurs délires.

    Ce n’est pas l’UMP qu’ils descendent (avec la politique libérale qu’ils mènent, qui a encore besoin de l’UMP ?), c’est le fascisme qu’ils alimentent. Parce qu’ils fonctionnent déjà comme des fascistes.

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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Vieux singe le Lun 10 Fév 2014 - 14:31

    Flavius a écrit:« Après l’émission Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du Conseil National du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifient l’intervention d’Alain Finkielkraut «d’inacceptable» et «dangereuse». Ils s’inquiètent précisément de l’usage par le philosophe de l’expression «Français de souche», «directement empruntée au vocabulaire de l’extrême droite».

    Le malheureux Finkielkraut a cru bon de répondre — non pour se justifier, mais parce que c’est son métier de rendre les autres intelligents, treizième des travaux d’Hercule :

    «Je suis totalement abasourdi. Hier soir, lors de l’émission Des paroles et des actes, j’ai dit que face à une ultra-droite nationaliste qui voulait réserver la civilisation française aux Français de sang et de vieille souche, la gauche a traditionnellement défendu l’intégration et l’offrande à l’étranger de cette civilisation. La gauche en se détournant de l’intégration abandonne de fait cette offrande. Manuel Valls a expliqué que nous avions tous trois -lui-même, David Pujadas et moi – des origines étrangères et que c’était tout à l’honneur de la France. J’ai acquiescé mais j’ai ajouté qu’il «ne fallait pas oublier les Français de souche». L’idée qu’on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante. L’antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n’aurait pas de droit de cité en France, c’est l’origine française. Mes parents sont nés en Pologne, j’ai été naturalisé en même temps qu’eux en 1950 à l’âge de un an, ce qui veut dire que je suis aussi Français que le général de Gaulle mais que je ne suis pas tout à fait Français comme lui. Aujourd’hui, on peut dire absolument n’importe quoi! Je suis stupéfait et, je dois le dire, désemparé d’être taxé de racisme au moment où j’entonne un hymne à l’intégration, et où je m’inquiète de voir la gauche choisir une autre voie, celle du refus de toute préséance de la culture française sur les cultures étrangères ou minoritaires. L’hospitalité se définit selon moi par le don de l’héritage et non par sa liquidation.»

    Admettons que l’expression « Français de souche » soit aujourd’hui délicate à employer, surtout depuis qu’elle sert d’étiquette à un site dont la mesure ni le bon goût ne sont les qualités dominantes. Admettons qu’un philosophe (je rappelle que Finkielkraut ne l’est pas, de formation) doive utiliser les mots avec circonspection. Oui, admettons…

    Mais comment admettre qu’un parti (le PS) décide d’interdire les mots qui le défrisent ? À l’intolérance de ceux que leur étiquette « de gauche » ne préserve pas du malheur d’être des abrutis, répondra tôt ou tard l’intolérance massive d’une foule d’abrutis qui revendiqueront crânement, et dans la rue, une étiquette « de droite ».

    D’ailleurs, ils la revendiquent déjà. L’un des exploits les plus remarquables de ce gouvernement de fantoches est d’avoir rassemblé des centaines de milliers de personnes qui n’existaient pas collectivement, et qui désormais s’expriment d’une seule voix. On salue bien bas.

    Au passage, et quitte à chicaner sur les mots, comment distinguer les Français nés en France depuis plusieurs générations et ceux de toute fraîche importation, nés à l’étranger — Finkielkraut lui-même ? Parce que la distinction, quoi qu’on en pense, fait sens : on n’est pas français comme le camembert est normand : on l’est parce qu’on le mérite.
    On ne naît pas Français — on le devient, même quand on a des parents inscrit au registre national depuis lurette. On le devient en s’affranchissant des coutumes, des relents familiaux, des communautarismes de toutes farines, des habitudes religieuses exotiques, des impératifs gastronomiques exogènes. J’ai parlé ici-même de cet excellent livre paru l’année dernière, La République et le cochon (Pierre Bimbaum), dans lequel l’auteur analyse avec une grande finesse le rôle du porc dans l’intégration à la communauté française, et la façon dont les Juifs (et les Musulmans, mais ce n’est pas son sujet directement) ont accepté (ou non) d’entrer dans les usages alimentaires de la République. On est français parce que l’on maîtrise la langue (ce que Finkielkraut fait à un niveau supérieur — très supérieur aux deux hurluberlus qui veulent le traîner aujourd’hui en justice au nom du politiquement correct, très supérieur aux membres du gouvernement, très supérieur à l’ensemble de la classe journalistique qui le juge), et parce que l’on a accepté les caractéristiques de la civilisation française.

    Il ne s’agit pas de nationalisme — encore que « mourir pour la France », expression qui paraît de plus en plus désuète aux jeunes générations, qu’elles soient « de souche » ou non, me paraisse la pierre de touche de la nationalité. Encore moins d’esprit cocardier — même si ce drapeau « plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut » a une histoire que nous pouvons revendiquer autant qu’au temps d’Edmond Rostand, dont les vers de mirliton me font toujours tressaillir.
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    Il faut être bête comme peut l’être Claude Askolovitch pour croire que « terroir » est une expression pétainiste, alors que c’est la façon la plus simple de distinguer un bayonne taillé dans la croupe d’un honnête porc pie noir basque d’un jambon issu d’une quelconque carcasse danoise élevée en batterie (ou, pour en rester au cochon, distinguer un prizuttu d’origine, dont le gras adhère à la chair et possède un merveilleux goût de noisette et de châtaigne, des horreurs proposées dans les restaurants insulaires et pour lesquelles il n’y a, justement, pas de nom).

    Alors, d’accord, sur nos papiers d’identité, rien ne spécifie l’origine de nos origines, et c’est tant mieux. C’est tout à la gloire de la France, justement, que de refuser l’inscription de la religion, telle qu’elle se pratique dans nombre de pays — y compris en Europe — et telle qu’elle se pratiquait sous Pétain. Mais c’est d’une hypocrisie sans nom que de prétendre que l’on ne peut pas, par exemple, analyser les résultats scolaires en fonction du contexte familial tel qu’il se lit à travers les patronymes (l’étude qui a été faite sur le sujet en région Aquitaine est à la fois exemplaire et en théorie illégale). Nous sommes tous français par principe, et plus ou moins dans les faits.

    Parler la langue et la culture, comprendre que ce vieux pays est laïque sur un antique fond chrétien et gréco-romain, admettre qu’il y a des caractéristiques communes (la combinaison paradoxale d’une réelle fierté nationale et d’une tendance à l’auto-dépréciation, par exemple), sourire même à une certaine bêtise française, voilà ce qui caractérise le « Français de souche ». Les détracteurs de Finkielkraut sont loin, très loin, de posséder sa maîtrise de la langue et de la culture françaises. Ni son sens de la dérision.

    Tout cela pour dire… Pour dire que la débauche de politiquement correct, en dehors de ses velléités castratrices typiques d’un parti (le PS) qui manque essentiellement de cou… rage, engendrera fatalement, à terme, une réaction bien plus terrible que prévue. Ce qui est prévu de toute évidence, c’est la montée du FN, en prévision d’un 2017 où l’UMP, débordée sur sa droite, serait absente au second tour, et laisserait le PS étaler sa morgue face à une droite bleu-marine réduite à ses appuis traditionnels : stratégie imbécile, parce qu’il n’y aura pas, en faveur d’un président qui est actuellement tombé à 19% d’opinions favorables (mais il peut mieux faire…), de retournement comme on en a vu en faveur de Chirac en 2002. Non, ce que le politiquement correct attise, c’est la montée d’une droite extrême, qui s’exprimera dans la rue avant de s’exprimer par la violence — et qui s’exprimera dans les urnes aux municipales et plus encore aux européennes. Ce qui nous guette, c’est la venue d’un fascisme dur — parce que le PS est fini, fichu, foutu, à force de se caricaturer dans des initiatives qui sont autant de chiffons rouges, faute de drapeaux de la même couleur. Incapable d’affronter les réalités économiques, le gouvernement et ses affidés ont décidé de bouger essentiellement sur le plan « sociétal » — et ça ne leur porte pas bonheur. Les bobos parisiens qui nous gouvernent devraient de temps en temps redescendre dans le pays réel, et mesurer exactement l’exaspération : nous sommes à deux doigts de l’émeute, et ils perpétuent leurs délires.

    Ce n’est pas l’UMP qu’ils descendent (avec la politique libérale qu’ils mènent, qui a encore besoin de l’UMP ?), c’est le fascisme qu’ils alimentent. Parce qu’ils fonctionnent déjà comme des fascistes.

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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par maadim27 le Lun 10 Fév 2014 - 15:26

    Flavius a écrit:« Après l’émission Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du Conseil National du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifient l’intervention d’Alain Finkielkraut «d’inacceptable» et «dangereuse». Ils s’inquiètent précisément de l’usage par le philosophe de l’expression «Français de souche», «directement empruntée au vocabulaire de l’extrême droite».

    Le malheureux Finkielkraut a cru bon de répondre — non pour se justifier, mais parce que c’est son métier de rendre les autres intelligents, treizième des travaux d’Hercule :

    «Je suis totalement abasourdi. Hier soir, lors de l’émission Des paroles et des actes, j’ai dit que face à une ultra-droite nationaliste qui voulait réserver la civilisation française aux Français de sang et de vieille souche, la gauche a traditionnellement défendu l’intégration et l’offrande à l’étranger de cette civilisation. La gauche en se détournant de l’intégration abandonne de fait cette offrande. Manuel Valls a expliqué que nous avions tous trois -lui-même, David Pujadas et moi – des origines étrangères et que c’était tout à l’honneur de la France. J’ai acquiescé mais j’ai ajouté qu’il «ne fallait pas oublier les Français de souche». L’idée qu’on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante. L’antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n’aurait pas de droit de cité en France, c’est l’origine française. Mes parents sont nés en Pologne, j’ai été naturalisé en même temps qu’eux en 1950 à l’âge de un an, ce qui veut dire que je suis aussi Français que le général de Gaulle mais que je ne suis pas tout à fait Français comme lui. Aujourd’hui, on peut dire absolument n’importe quoi! Je suis stupéfait et, je dois le dire, désemparé d’être taxé de racisme au moment où j’entonne un hymne à l’intégration, et où je m’inquiète de voir la gauche choisir une autre voie, celle du refus de toute préséance de la culture française sur les cultures étrangères ou minoritaires. L’hospitalité se définit selon moi par le don de l’héritage et non par sa liquidation.»

    Admettons que l’expression « Français de souche » soit aujourd’hui délicate à employer, surtout depuis qu’elle sert d’étiquette à un site dont la mesure ni le bon goût ne sont les qualités dominantes. Admettons qu’un philosophe (je rappelle que Finkielkraut ne l’est pas, de formation) doive utiliser les mots avec circonspection. Oui, admettons…

    Mais comment admettre qu’un parti (le PS) décide d’interdire les mots qui le défrisent ? À l’intolérance de ceux que leur étiquette « de gauche » ne préserve pas du malheur d’être des abrutis, répondra tôt ou tard l’intolérance massive d’une foule d’abrutis qui revendiqueront crânement, et dans la rue, une étiquette « de droite ».

    D’ailleurs, ils la revendiquent déjà. L’un des exploits les plus remarquables de ce gouvernement de fantoches est d’avoir rassemblé des centaines de milliers de personnes qui n’existaient pas collectivement, et qui désormais s’expriment d’une seule voix. On salue bien bas.

    Au passage, et quitte à chicaner sur les mots, comment distinguer les Français nés en France depuis plusieurs générations et ceux de toute fraîche importation, nés à l’étranger — Finkielkraut lui-même ? Parce que la distinction, quoi qu’on en pense, fait sens : on n’est pas français comme le camembert est normand : on l’est parce qu’on le mérite.
    On ne naît pas Français — on le devient, même quand on a des parents inscrit au registre national depuis lurette. On le devient en s’affranchissant des coutumes, des relents familiaux, des communautarismes de toutes farines, des habitudes religieuses exotiques, des impératifs gastronomiques exogènes. J’ai parlé ici-même de cet excellent livre paru l’année dernière, La République et le cochon (Pierre Bimbaum), dans lequel l’auteur analyse avec une grande finesse le rôle du porc dans l’intégration à la communauté française, et la façon dont les Juifs (et les Musulmans, mais ce n’est pas son sujet directement) ont accepté (ou non) d’entrer dans les usages alimentaires de la République. On est français parce que l’on maîtrise la langue (ce que Finkielkraut fait à un niveau supérieur — très supérieur aux deux hurluberlus qui veulent le traîner aujourd’hui en justice au nom du politiquement correct, très supérieur aux membres du gouvernement, très supérieur à l’ensemble de la classe journalistique qui le juge), et parce que l’on a accepté les caractéristiques de la civilisation française.

    Il ne s’agit pas de nationalisme — encore que « mourir pour la France », expression qui paraît de plus en plus désuète aux jeunes générations, qu’elles soient « de souche » ou non, me paraisse la pierre de touche de la nationalité. Encore moins d’esprit cocardier — même si ce drapeau « plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut » a une histoire que nous pouvons revendiquer autant qu’au temps d’Edmond Rostand, dont les vers de mirliton me font toujours tressaillir.
    Il s’agit de terre et de terroir.
    Il faut être bête comme peut l’être Claude Askolovitch pour croire que « terroir » est une expression pétainiste, alors que c’est la façon la plus simple de distinguer un bayonne taillé dans la croupe d’un honnête porc pie noir basque d’un jambon issu d’une quelconque carcasse danoise élevée en batterie (ou, pour en rester au cochon, distinguer un prizuttu d’origine, dont le gras adhère à la chair et possède un merveilleux goût de noisette et de châtaigne, des horreurs proposées dans les restaurants insulaires et pour lesquelles il n’y a, justement, pas de nom).

    Alors, d’accord, sur nos papiers d’identité, rien ne spécifie l’origine de nos origines, et c’est tant mieux. C’est tout à la gloire de la France, justement, que de refuser l’inscription de la religion, telle qu’elle se pratique dans nombre de pays — y compris en Europe — et telle qu’elle se pratiquait sous Pétain. Mais c’est d’une hypocrisie sans nom que de prétendre que l’on ne peut pas, par exemple, analyser les résultats scolaires en fonction du contexte familial tel qu’il se lit à travers les patronymes (l’étude qui a été faite sur le sujet en région Aquitaine est à la fois exemplaire et en théorie illégale). Nous sommes tous français par principe, et plus ou moins dans les faits.

    Parler la langue et la culture, comprendre que ce vieux pays est laïque sur un antique fond chrétien et gréco-romain, admettre qu’il y a des caractéristiques communes (la combinaison paradoxale d’une réelle fierté nationale et d’une tendance à l’auto-dépréciation, par exemple), sourire même à une certaine bêtise française, voilà ce qui caractérise le « Français de souche ». Les détracteurs de Finkielkraut sont loin, très loin, de posséder sa maîtrise de la langue et de la culture françaises. Ni son sens de la dérision.

    Tout cela pour dire… Pour dire que la débauche de politiquement correct, en dehors de ses velléités castratrices typiques d’un parti (le PS) qui manque essentiellement de cou… rage, engendrera fatalement, à terme, une réaction bien plus terrible que prévue. Ce qui est prévu de toute évidence, c’est la montée du FN, en prévision d’un 2017 où l’UMP, débordée sur sa droite, serait absente au second tour, et laisserait le PS étaler sa morgue face à une droite bleu-marine réduite à ses appuis traditionnels : stratégie imbécile, parce qu’il n’y aura pas, en faveur d’un président qui est actuellement tombé à 19% d’opinions favorables (mais il peut mieux faire…), de retournement comme on en a vu en faveur de Chirac en 2002. Non, ce que le politiquement correct attise, c’est la montée d’une droite extrême, qui s’exprimera dans la rue avant de s’exprimer par la violence — et qui s’exprimera dans les urnes aux municipales et plus encore aux européennes. Ce qui nous guette, c’est la venue d’un fascisme dur — parce que le PS est fini, fichu, foutu, à force de se caricaturer dans des initiatives qui sont autant de chiffons rouges, faute de drapeaux de la même couleur. Incapable d’affronter les réalités économiques, le gouvernement et ses affidés ont décidé de bouger essentiellement sur le plan « sociétal » — et ça ne leur porte pas bonheur. Les bobos parisiens qui nous gouvernent devraient de temps en temps redescendre dans le pays réel, et mesurer exactement l’exaspération : nous sommes à deux doigts de l’émeute, et ils perpétuent leurs délires.

    Ce n’est pas l’UMP qu’ils descendent (avec la politique libérale qu’ils mènent, qui a encore besoin de l’UMP ?), c’est le fascisme qu’ils alimentent. Parce qu’ils fonctionnent déjà comme des fascistes.

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    No comment. On sait avec ce type de réaction gerbante où va la France


    C'est désolant d'en arriver là. ça fait honte.
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    Flavius



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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Lun 10 Fév 2014 - 16:03

    Vieux singe a écrit:

    Moi je commente, tout est dit et bien  

    C'est assez remarquable d'intelligence. Mon inquiétude est que devant autant de bassesse, de coups tordus, de médiocrité et de servilité de la part de baveux prétentieux, ce grand homme finisse par se taire et qu'il nous abandonne à la sottise et à l'ignorance
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    Flavius



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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Lun 10 Fév 2014 - 16:08

    maadim27 a écrit:


    C'est désolant d'en arriver là. ça fait honte.


    En effet. Et encore si cela venait de personnes d'un niveau au moins égal...Mais là c'est la médiocrité qui juge la connaissance ! Les générations montantes ont du souci à se faire. On nivelle par le bas et on fait croire au dernier des bourricots qu'il est un aigle.
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    Pasta



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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Pasta le Lun 10 Fév 2014 - 16:46

    Flavius a écrit:


    En effet. Et encore si cela venait de personnes d'un niveau au moins égal...Mais là c'est la médiocrité qui juge la connaissance ! Les générations montantes ont du souci à se faire. On nivelle par le bas et on fait croire au dernier des bourricots qu'il est un aigle.

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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par regulus le Lun 10 Fév 2014 - 17:05

    « Après l’émission Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du Conseil National du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA.

    donc, si je suis bien, me dire que je suis Française de souche est d'une grossièreté affligeante rire(enfin pour les autres) maintenant, je dois être mal intégrée à mon propre pays, car je ne suis ni ministre, ni journaliste, ni présidente de cohésion sociale, ect ect, heureusement que ces noms étrangers, à qui somme toute les Français de souche que nous sommes avons laissé la CHANCE d'être ce qu'ils sont devenus, sont là pour nous dire comment penser, et dans leur langue, ce qui ne devrait pas tarder d'après le fameux rapport posté sur le site de Hérault, c'est tellement affligeant et surtout limpide que ces extrêmes de gauche ne sont là que pour nous amener à faire un Jospin à l'envers que ça en devient risible! risible, pas tout à fait, car ça ne marche pas à tous les coups.La Suisse vient de faire tache dans le beau paysage, et ça ne fait que commencer! le réveil risque d'être douloureux  


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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par PERPETUELLE1 le Mar 11 Fév 2014 - 0:17

    Vieux singe a écrit:

    Moi je commente, tout est dit et bien  

    +1
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par PERPETUELLE1 le Mar 11 Fév 2014 - 0:21

    regulus a écrit:« Après l’émission Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du Conseil National du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA.

    donc, si je suis bien, me dire que je suis Française de souche est d'une grossièreté affligeante rire(enfin pour les autres) maintenant, je dois être mal intégrée à mon propre pays, car je ne suis ni ministre, ni journaliste, ni présidente de cohésion sociale, ect ect, heureusement que ces noms étrangers, à qui somme toute les Français de souche que nous sommes  avons laissé la CHANCE d'être ce qu'ils sont devenus, sont là pour nous dire comment penser, et dans leur langue, ce qui ne devrait pas tarder d'après le fameux rapport posté sur le site de Hérault, c'est tellement affligeant et surtout limpide que ces extrêmes de gauche ne sont là que pour nous amener à faire un Jospin à l'envers que ça en devient risible! risible, pas tout à fait, car ça ne marche pas à tous les coups.La Suisse vient de faire tache dans le beau paysage, et ça ne fait que commencer! le réveil risque d'être douloureux  
    t

    +1 aussi. salut  C'est super, je n'ai plus besoin de m'exprimer, ce serait de la gourmandise. rire  et je suis au régime sec.  
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Mar 11 Fév 2014 - 4:53

    Pasta a écrit:

    Ce que nous avons vu a Trappes avec Hollande et debouse
      

    C'est un classique chez les leaders de gauche. C'est un peu chez eux comme une rédemption, un besoin de faire oublier qu'ils sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, une manière de se rapprocher du bon peuple, quitte à se flageller en se faisant railler par ceux-là mêmes qu'ils flattent ; un peu comme les rois le faisaient avec leur bouffon. Leur idéologie et leur base électorale étant censée appartenir aux ouvriers, alors ils font de l’ouvriérisme et du misérabilisme. Ils se disent éloignés de l'Eglise et ils pratiquent le paternalisme et la charité. L'incohérence est au pouvoir.
    Maintenant si  Debbouze doit devenir l'inspirateur de nos édiles, l'Education nationale, devient superfétatoire.
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Vieux singe le Mar 11 Fév 2014 - 10:00

    Flavius a écrit:

    C'est un classique chez les leaders de gauche. C'est un peu chez eux comme une rédemption, un besoin de faire oublier qu'ils sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, une manière de se rapprocher du bon peuple, quitte à se flageller en se faisant railler par ceux-là mêmes qu'ils flattent ; un peu comme les rois le faisaient avec leur bouffon. Leur idéologie et leur base électorale étant censée appartenir aux ouvriers, alors ils font de l’ouvriérisme et du misérabilisme. Ils se disent éloignés de l'Eglise et ils pratiquent le paternalisme et la charité. L'incohérence est au pouvoir.
    Maintenant si  Debbouze doit devenir l'inspirateur de nos édiles, l'Education nationale, devient superfétatoire.

    C'est toujours dans les affaires de bouse qu'on trouve les reliefs de la pensée avant de passer à la trappe.
    Le fromage de tête n'est qu'un arrangement de cochonnailles que l'assaisonnement met au parfum du jour.

    La cuisine est la richesse de la France, grace à ses grands chefs bien toqués en étoiles filantes.
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Mar 11 Fév 2014 - 10:16

    Vieux singe a écrit:

    C'est toujours dans les affaires de bouse qu'on trouve les reliefs de la pensée avant de passer à la trappe.
    Le fromage de tête n'est qu'un arrangement  de cochonnailles que  l'assaisonnement met   au parfum du jour.

    La cuisine est la richesse de la France, grace à ses grands chefs bien toqués en étoiles filantes.


    Cher vieux singe
    La cuisine creuset de la culture des peuples et un langage qui rassemble. Certes ses reliefs finissent à la trappe, mais ils ont le bon goût de ne pas s'éterniser comme les mauvaises idées s'accrochent aux désœuvrés de tout poil.
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par maadim27 le Mar 11 Fév 2014 - 11:27

    Flavius a écrit:


    En effet. Et encore si cela venait de personnes d'un niveau au moins égal...Mais là c'est la médiocrité qui juge la connaissance ! Les générations montantes ont du souci à se faire. On nivelle par le bas et on fait croire au dernier des bourricots qu'il est un aigle.


    C'est flatter les bas instincts ---
    Mais qui sont ces deux inconnus qui sortent de l'ombre pour mettre le souk ?
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par maadim27 le Mar 11 Fév 2014 - 11:37

    regulus a écrit:« Après l’émission Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du Conseil National du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA.

    donc, si je suis bien, me dire que je suis Française de souche est d'une grossièreté affligeante rire(enfin pour les autres) maintenant, je dois être mal intégrée à mon propre pays, car je ne suis ni ministre, ni journaliste, ni présidente de cohésion sociale, ect ect, heureusement que ces noms étrangers, à qui somme toute les Français de souche que nous sommes  avons laissé la CHANCE d'être ce qu'ils sont devenus, sont là pour nous dire comment penser, et dans leur langue, ce qui ne devrait pas tarder d'après le fameux rapport posté sur le site de Hérault, c'est tellement affligeant et surtout limpide que ces extrêmes de gauche ne sont là que pour nous amener à faire un Jospin à l'envers que ça en devient risible! risible, pas tout à fait, car ça ne marche pas à tous les coups.La Suisse vient de faire tache dans le beau paysage, et ça ne fait que commencer! le réveil risque d'être douloureux  

    Hello regulus,
    La Suisse est le pays des réveils et montres de précision, aussi il est normal qu'elle donne l'exemple.

    Et pi, être Française ! en voilà une idée !!!! faut être le résultat d'un métissage, par ex. Maghreb et Krypton. 
    Tu ferais des émissions de télé-réalité et tout le monde dirait : "Voilà, il faut être comme regulus sinon on n'est pas" - Si en plus, tu as 4 mots de vocabulaire, tu entres direct à l' académie. 
      
    C'est beau la démagogie. Pffff.
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Mar 11 Fév 2014 - 11:39

    maadim27 a écrit:


    C'est flatter les bas instincts ---
    Mais qui sont ces deux inconnus qui sortent de l'ombre pour mettre le souk ?

    Bonjour maadim,
    Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA. Deux sans-grade, deux obscurs qui veulent qu'on parle d'eux et qui s'attaquent à une personne qui ne peut que les valoriser. Je trouve qu'une fois de plus, Finkielkraut à la gentillesse de répondre. J'avoue qu'avec moi, ces deux oiseaux ne tâteraient que de mon plus profond mépris.
    Harlem Désir aurait besoin d'être assisté d'un chef de cabinet rire rire rire Il lui faut quelqu'un pour lui apporter le papier ?
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Mar 11 Fév 2014 - 11:42

    maadim27 a écrit:

    Hello regulus,
    La Suisse est le pays des réveils et montres de précision, aussi il est normal qu'elle donne l'exemple.

    Et pi, être Française ! en voilà une idée !!!! faut être le résultat d'un métissage, par ex. Maghreb et Krypton. 
    Tu ferais des émissions de télé-réalité et tout le monde dirait : "Voilà, il faut être comme regulus sinon on n'est pas" - Si en plus, tu as 4 mots de vocabulaire, tu entres direct à l' académie. 
      
    C'est beau la démagogie. Pffff.

    Je suis Français de souche. Ne le dites à personne ! Tout le monde croit que je suis immigré de la deuxième génération...
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Vieux singe le Mar 11 Fév 2014 - 11:44

    Flavius a écrit:


    Cher vieux singe
    La cuisine creuset de la culture des peuples et un langage qui rassemble. Certes ses reliefs finissent à la trappe, mais ils ont le bon goût de ne pas s'éterniser comme les mauvaises idées s'accrochent aux désœuvrés de tout poil.

    Pour rester dans le sujet, la cuisine locale est généralement très bonne en Thailande
    Mais par prudence, j'ai concentré mes menus sur le riz blanc, le canard (la peau grillée chez les chinois du coin) et les ananas . Ainsi, j'ai pu vivre à travers les continents sur plusieurs décennies sans ramener des petites bêtes qui s'agitent parfois dans des intimités non autorisées.
    Dans mon Poitou d'origine, la fesse d'agnelle avec des pois jésus a construit chez moi ce qu'il y a de pire et parfois de meilleur, le flageolet ayant la primeur d'une ventilation intérieure a ne partager qu'avec des amis qui vous veulent du bien. Le petit rouge qui accompagnait tout ça sentait souvent le barricot souffré à l'ancienne, c'est à dire doté d'un petit gout de tradition qu'on aurait aimé vite oublier. Mon grand père avait surement une technique bien à lui qu'il a emporté avec lui sans créer beaucoup de nostalgie. je parle de son vin bien entendu. Mon père est resté fidèle au vin du pays , petit rouge qui dépassait rarement 9 degré mais qui s'était surement libéré des tradition car, consommé dans l'année, il était gouteux comme une jeune dame qui s'éveille à la vie.Pour ma part, j'ai ambitionné l'extension jusqu'au Chinon, pas trop loin de saint Savin sur Gartemple , point de départ de toute cette histoire qui , pour moi, est la grande Histoire. C'est là que j'ai pris conscience que la vie était un drôle de sport en rencontrant mes premiers maccabets entassés dans une charrette que les maquisards du coin avaient ramenés après un entretien musclé avec des allemands qui terminaient ainsi leur parcours chez nous.
    Depuis, je constate qu'en parcourant les nouveaux chemins, on retrouve souvent la trace des anciens qui laissent des ornières difficiles à effacer. Y en a qui pense qu'on y arrive. Moi aussi mais je garde un petit doute, pour la route.
    C'était ma minute de nostalgie  

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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Ymar le Mar 11 Fév 2014 - 12:01

    maadim27 a écrit:

    Hello regulus,
    La Suisse est le pays des réveils et montres de précision, aussi il est normal qu'elle donne l'exemple.

    Et pi, être Française ! en voilà une idée !!!! faut être le résultat d'un métissage, par ex. Maghreb et Krypton. 
    Tu ferais des émissions de télé-réalité et tout le monde dirait : "Voilà, il faut être comme regulus sinon on n'est pas" - Si en plus, tu as 4 mots de vocabulaire, tu entres direct à l' académie. 
      
    C'est beau la démagogie. Pffff.

    Maadim,

    Depuis 1969 que je vais en Suisse, j'ai toujours connu ces quotas d'immigration et ils portaient aussi sur
    les secteurs en pénurie.
    Le système de " votation " me semble juste car au moins on ne méprise pas la population.
    Ce qu'il faut savoir quand aux résultats de celle-ci c'est que lors du projet " d'adhésion " à l'Europe
    il y a quelques années ( 90' ... ) ce sont ces mêmes cantons qui ont eu force de loi tout comme
    récemment.

    Ce sont les villes comme Lausanne et Genève qui leur sont opposés certainement par les diverses
    origines qui les composent.

    A retenir aussi que l'UDC est très présente, que ce parti " nationaliste " dirais-je est très actif malgré
    un passé parfois houleux ( Blocher ) et sait très bien naviguer.

    Bon je m'arrête ici car n'étant pas Helvétique, je ne me réfère qu'aux dires des contacts que j'entretiens
    en ce pays.


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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par maadim27 le Mar 11 Fév 2014 - 12:09

    Flavius a écrit:

    Bonjour maadim,
    Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d’Harlem Désir, et Naïma Charaï, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA. Deux sans-grade, deux obscurs qui veulent qu'on parle d'eux et qui s'attaquent à une personne qui ne peut que les valoriser. Je trouve qu'une fois de plus, Finkielkraut à la gentillesse de répondre. J'avoue qu'avec moi, ces deux oiseaux ne tâteraient que de mon plus profond mépris.
    Harlem Désir aurait besoin d'être assisté d'un chef de cabinet rire rire rire Il lui faut quelqu'un pour lui apporter le papier ?

    Bonjour Flavius,

    donc ces deux là sont des imposés par idéologie, sans bagages ni savoir..... il faut se mettre à la portée d' un 
    Harlem Désir... 
    Si ça leur procure des sensations d' associer leur nom qui ne renvoie à rien, à celui d' Alain Finkielkraut c'est que leur existence manque de relief, vraiment. Boaaaaf, ils auront leur seconde de gloire avant de sombrer dans l'oubli -
    Finckie aime le dialogue et le débat , il pense que c'est une vertu de la civilisation.... dans l'absolu, il a tout à fait raison - mais sur ce coup, il n'a fait qu'accorder de l'importance à des frustrés de reconnaissance. 
    Il y a un tel écart entre un homme de savoir et des braillards ... 
    A sa place, j' aurais demandé à un des mes étudiants de leur répondre , l'avantage restant dans le même camp.
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par LV426 le Mar 11 Fév 2014 - 12:13

    Flavius a écrit:

    Je suis Français de souche. Ne le dites à personne ! Tout le monde croit que je suis immigré de la deuxième génération...

    Ben, moi, j'en sais rien. De "petite" souche, au moins.
    J'ai des ancêtres français vers 1690, par là. Est-ce que ça suffit ou faut-il remonter jusqu'à Clovis ?

    (PS : le procès intenté à Finkielkraut est grotesque)


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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par maadim27 le Mar 11 Fév 2014 - 12:27

    Ymar a écrit:

    Maadim,

    Depuis 1969 que je vais en Suisse, j'ai toujours connu ces quotas d'immigration et ils portaient aussi sur
    les secteurs en pénurie.
    Le système de " votation " me semble juste car au moins on ne méprise pas la population.
    Ce qu'il faut savoir quand aux résultats de celle-ci c'est que lors du projet " d'adhésion " à l'Europe
    il y a quelques années  ( 90' ... ) ce sont ces mêmes cantons qui ont eu force de loi tout comme
    récemment.

    Ce sont les villes comme Lausanne et Genève qui leur sont opposés certainement par les diverses
    origines qui les composent.

    A retenir aussi que l'UDC est très présente, que ce parti " nationaliste " dirais-je est très actif malgré
    un passé parfois houleux ( Blocher ) et sait très bien naviguer.

    Bon je m'arrête ici car n'étant pas Helvétique, je ne me réfère qu'aux dires des contacts que j'entretiens
    en ce pays.

    Ymar,

    La Suisse peut nous donner l'exemple d'une démocratie qui reste fidèle à ses principes.
    Bien sûr que tout n'est pas parfait-parfait et que des cantons se montrent plus frileux afin de ne pas disparaitre 
    sous les hordes d'envahisseurs venus de l'étranger - ton moqueur-
    Comme on voit en France des communes rurales sans aucun immigré se ranger aux côtés du fn. 
    Cela me rappelle l'histoire de Fernand Raynaud : " C' était le boulanger". 

    Mais le système des quotas doit avoir un effet régulateur ? 
    S'il permet de résorber une pénurie temporaire, c'est un bienfait pour l'ensemble du pays. 
    Mais si ces cantons par une crainte irraisonnée ont cédé au parti 'nationaliste' c'est peut-être qu'il ne s'y passe pas
    grand chose ( de dommageable ) - 
    On retrouve souvent cette opposition ville / campagne , bien que je ne sois pas un expert en analyse de ce phénomène.
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par maadim27 le Mar 11 Fév 2014 - 12:31

    Flavius a écrit:

    Je suis Français de souche. Ne le dites à personne ! Tout le monde croit que je suis immigré de la deuxième génération...


    Je prends tout le monde à témoin que je n'en dirai rien.  Very Happy
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par regulus le Mar 11 Fév 2014 - 12:38

    maadim27 a écrit:

    Hello regulus,
    La Suisse est le pays des réveils et montres de précision, aussi il est normal qu'elle donne l'exemple.

    Et pi, être Française ! en voilà une idée !!!! faut être le résultat d'un métissage, par ex. Maghreb et Krypton. 
    Tu ferais des émissions de télé-réalité et tout le monde dirait : "Voilà, il faut être comme regulus sinon on n'est pas" - Si en plus, tu as 4 mots de vocabulaire, tu entres direct à l' académie. 
      
    C'est beau la démagogie. Pffff.
      aie,aie aie, si je ne peux que finir à la télé-réalité, je m'expatrie d'office, ça ne pourra pas être pire  


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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Mar 11 Fév 2014 - 12:51

    Vieux singe a écrit:

    Pour rester dans le sujet, la cuisine locale est généralement très bonne en Thailande
    Mais par prudence, j'ai concentré mes menus sur le riz blanc, le canard (la peau grillée chez les chinois du coin) et les ananas . Ainsi, j'ai pu vivre à travers les continents sur plusieurs décennies sans ramener des petites bêtes qui s'agitent parfois dans des intimités non autorisées.
    Dans mon Poitou d'origine, la fesse d'agnelle avec des pois jésus a construit chez moi ce qu'il y a de pire et parfois de meilleur, le flageolet ayant la primeur d'une ventilation intérieure a ne partager qu'avec des amis qui vous veulent du bien. Le petit rouge qui accompagnait tout ça sentait souvent le barricot souffré à l'ancienne, c'est à dire doté d'un petit gout de tradition qu'on aurait aimé vite oublier. Mon grand père avait surement une technique bien à lui qu'il a emporté avec lui sans créer beaucoup de nostalgie. je parle de son vin bien entendu. Mon père est resté fidèle au vin du pays , petit rouge qui dépassait rarement 9 degré mais qui s'était surement libéré des tradition car, consommé dans l'année, il était gouteux comme une jeune dame qui s'éveille à la vie.Pour ma part, j'ai ambitionné l'extension jusqu'au Chinon, pas trop loin de saint Savin sur Gartemple , point de départ de toute cette histoire qui , pour moi, est la grande Histoire. C'est là que j'ai pris conscience que la vie était un drôle de sport en rencontrant mes premiers maccabets entassés dans une charrette que les maquisards du coin avaient ramenés après un entretien musclé avec des allemands qui terminaient ainsi leur parcours chez nous.
    Depuis, je constate qu'en parcourant les nouveaux chemins, on retrouve souvent la trace des anciens qui laissent des ornières difficiles à effacer. Y en a qui pense qu'on y arrive. Moi aussi mais je garde un petit doute, pour la route.
    C'était ma minute de nostalgie  

    Vous avez de la chance de n'avoir que des minutes de nostalgie. Moi ce sont des jours entiers. Et de plus en plus la société semble tout faire pour qu'il en soit ainsi. Les vieux s'en vont avec leurs recettes, qui ne sont pas que d'ordre culinaire, sans qu'ils ne leur soit demandé en héritage le bon sens que la terre de France leur avait transmis. Quant au bon goût de la jeune femme s'éveillant à la vie, je crains qu'elle ne devienne qu'un souvenir pratiquement chimérique.
    Un nouveau monde semble se révéler et ce n'est déjà plus le mien. Je l'observe, mais je ne l'apprécie pas de la même façon. Il manque de sensualité à tous égards et se virtualise à l'excès. Vous avez vu, ce con d'Askolovitch voit dans le terroir, une notion pétainiste à bannir. Encore un qui n'a pas lu Péguy. Heureusement, qu'on ne lui parle pas de baguette de pain et de béret. Et oui mon bon monsieur l'académie est priée d'exclure de son dictionnaire des termes qui pourraient choquer des Français non de souche.
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    Re: Quand l'idéologie devient le ciment de tous les minables

    Message par Flavius le Mar 11 Fév 2014 - 13:03

    maadim27 a écrit:


    Je prends tout le monde à témoin que je n'en dirai rien.  Very Happy

    Oh, mais je sais que je peux compter sur vous.

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