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    La critique et le pamphlet

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    La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Mer 18 Déc 2013 - 0:36

    lol! 
    A côté des ouvrages sérieux, des essais et autres études, la critique de ce qui va mal passait par le pamphlet.
    Aujourd'hui, c'est à travers les 'comiques' ou les stand-up supposés comiques que se fait la critique de nos
    travers - de porc -, de nos incohérences ou de notre mode de vie.

    On est devenus faiblards de la plume ou frileux de l'épiderme.
    Bref, on passe trop de temps sur Internet à se faire peur en s'informant pour garder du temps pour s'exprimer par des textes incisifs -  pale 
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Mer 18 Déc 2013 - 18:42

    maadim27 a écrit:lol! 
    A côté des ouvrages sérieux, des essais et autres études, la critique de ce qui va mal passait par le pamphlet.
    Aujourd'hui, c'est à travers les 'comiques' ou les stand-up supposés comiques que se fait la critique de nos
    travers - de porc -, de nos incohérences ou de notre mode de vie.

    On est devenus faiblards de la plume ou frileux de l'épiderme.
    Bref, on passe trop de temps sur Internet à se faire peur en s'informant pour garder du temps pour s'exprimer par des textes incisifs -  pale 


    Oui encore que des chansonniers remontent au moins à 1806 avec Béranger. Et je en parle même pas des bouffons du roi qui se sont reproduits jusqu'à nos jours et qui ont fini par faire de la politique.
    Maintenant vous avez raison, la culture sms n'est pas appropriée au pamphlet.


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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Ven 20 Déc 2013 - 12:10

    Flavius a écrit:
    maadim27 a écrit:lol! 
    A côté des ouvrages sérieux, des essais et autres études, la critique de ce qui va mal passait par le pamphlet.
    Aujourd'hui, c'est à travers les 'comiques' ou les stand-up supposés comiques que se fait la critique de nos
    travers - de porc -, de nos incohérences ou de notre mode de vie.

    On est devenus faiblards de la plume ou frileux de l'épiderme.
    Bref, on passe trop de temps sur Internet à se faire peur en s'informant pour garder du temps pour s'exprimer par des textes incisifs -  pale 


    Oui encore que des chansonniers remontent au moins à 1806 avec Béranger. Et je en parle même pas des bouffons du roi qui se sont reproduits jusqu'à nos jours et qui ont fini par faire de la politique.
    Maintenant vous avez raison, la culture sms n'est pas appropriée au pamphlet.



    Hélas, vous avez raison ami Flavius,
    Le sms correspond au RMI intellectuel de nos chères têtes blondes ..... 
    Faut que ce soit rapide, immédiat et consommable. 
    Hier soir j'ai regardé l' émission où l'on montrait les comiques et leurs victimes consentantes, les politiques.
    En bref, le contenu étant aux abonnés absents, ce sont les comiques qui injecteraient de la substance aux
    vaines paroles de nos dirigeants. 

    Avec un "sujet" d'inquiétude : la montée de la quenelle ... 
    justifiée par d'aucun ( un certain Comte de Barbala ou à peu près  ) -- disqualifiée par d'autres.

    Quant au pamphlet, il appartient au genre maudit de l'écrit, sans image, avec des phrases --- prise de tête,
    dirait un djeun.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Lun 23 Déc 2013 - 18:58

    maadim27 a écrit:
    Flavius a écrit:
    maadim27 a écrit:lol! 
    A côté des ouvrages sérieux, des essais et autres études, la critique de ce qui va mal passait par le pamphlet.
    Aujourd'hui, c'est à travers les 'comiques' ou les stand-up supposés comiques que se fait la critique de nos
    travers - de porc -, de nos incohérences ou de notre mode de vie.

    On est devenus faiblards de la plume ou frileux de l'épiderme.
    Bref, on passe trop de temps sur Internet à se faire peur en s'informant pour garder du temps pour s'exprimer par des textes incisifs -  pale 


    Oui encore que des chansonniers remontent au moins à 1806 avec Béranger. Et je en parle même pas des bouffons du roi qui se sont reproduits jusqu'à nos jours et qui ont fini par faire de la politique.
    Maintenant vous avez raison, la culture sms n'est pas appropriée au pamphlet.





    Hélas, vous avez raison ami Flavius,
    Le sms correspond au RMI intellectuel de nos chères têtes blondes ..... 
    Faut que ce soit rapide, immédiat et consommable. 
    Hier soir j'ai regardé l' émission où l'on montrait les comiques et leurs victimes consentantes, les politiques.
    En bref, le contenu étant aux abonnés absents, ce sont les comiques qui injecteraient de la substance aux
    vaines paroles de nos dirigeants. 


    Avec un "sujet" d'inquiétude : la montée de la quenelle ... 
    justifiée par d'aucun ( un certain Comte de Barbala ou à peu près  ) -- disqualifiée par d'autres.

    Quant au pamphlet, il appartient au genre maudit de l'écrit, sans image, avec des phrases --- prise de tête,
    dirait un djeun.



    En fait, le pamphlet se devait de faire dans la finesse parce qu'il était très surveillé et son auteur risquait d'être Bastillé sans lettre de cachet.
    Aujourd'hui, railler nos politiques ne fait pas montre d'un grand courage. Aussi nos chansonniers et autres comiques, peuvent faire dans le vulgaire et la matière grasse sans problème. Et puis en général leur clientèle plus habituée au langage élaboré du sms qu'à celui de la Boétie, n'a aucun mal à décoder ce que racontent leurs idoles.

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Lun 23 Déc 2013 - 20:25

    J'ai changé de page pour davantage de clarté -

    Ami Flavius,
    vous allez droit au but : avant il fallait du courage
    et de la finesse.
    Maintenant, on fait dans l'épais et dans le " c'est pas moi, c'est l'autre" -
    Mais les chansonniers ont souvent donné dans l' allusion grivoise et dans la critique sans objet-
    Les Grosses Têtes ont un langage vert qui parfois frôle la misogynie : qui est la meilleure cible, la plus à portée de la main que nos amies les femmes ?
    Le politique, lui, dispose de la puissance et ça, c'est embêtant pour les abatis.
    Voltaire - qui n'a pas écrit de pamphlet au sens strict - avait ses habitudes à la Bastille.
    et tant d'autres.

    Nous, c'est plutôt Lili-Peau-d'chien qu'on va retrouver près de la Bastille. S'il faut être emprisonné, autant que ce soit
    par une bluette.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Mar 24 Déc 2013 - 10:19

    maadim27 a écrit:J'ai changé de page pour davantage de clarté -

    Ami Flavius,
    vous allez droit au but : avant il fallait du courage
    et de la finesse.
    Maintenant, on fait dans l'épais et dans le " c'est pas moi, c'est l'autre" -
    Mais les chansonniers ont souvent donné dans l' allusion grivoise et dans la critique sans objet-
    Les Grosses Têtes ont un langage vert qui parfois frôle la misogynie : qui est la meilleure cible, la plus à portée de la main que nos amies les femmes ?
    Le politique, lui, dispose de la puissance et ça, c'est embêtant pour les abatis.
    Voltaire - qui n'a pas écrit de pamphlet au sens strict - avait ses habitudes à la Bastille.
    et tant d'autres.

    Nous, c'est plutôt Lili-Peau-d'chien qu'on va retrouver près de la Bastille. S'il faut être emprisonné, autant que ce soit
    par une bluette.

    Aujourd'hui être embastillé pour ses écrits est le rêve de tout auteur. Goncourt assuré !

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Jeu 26 Déc 2013 - 0:18

    Flavius a écrit:

    Aujourd'hui être embastillé pour ses écrits est le rêve de tout auteur. Goncourt assuré !


    Assuré, oui, mais si l'auteur sort des geôles de l' Iran, de la Corée du Nord ....
    Nos auteurs rêvent de cage mais dorée. Autres temps autres nurses.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Jeu 26 Déc 2013 - 12:59

    maadim27 a écrit:


    Assuré, oui, mais si l'auteur sort des geôles de l' Iran, de la Corée du Nord ....
    Nos auteurs rêvent de cage mais dorée. Autres temps autres nurses.

    Ah mais j'évoquais uniquement nos geôles occidentales. Voila pourquoi le Goncourt.
    Celles d'Iran, de Corée du Nord, voire de Cuba ou de Russie c'est autre chose. Elles n'appellent pas au tourisme...

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Jeu 26 Déc 2013 - 13:34

    Flavius a écrit:

    Ah mais j'évoquais uniquement nos geôles occidentales. Voila pourquoi le Goncourt.
    Celles d'Iran, de Corée du Nord, voire de Cuba ou de Russie c'est autre chose. Elles n'appellent pas au tourisme...


    Je pensais à un évadé de ces paradis .... qui écrirait une auto-fiction.  study  
    Ou bien les " Souvenirs du cigare de Fidel" .... les intellos, les vrais, adooooorent les textes traduits de l 'Espagnol,
    allez savoir pourquoi ? 
    Mon séjour à Melun, ouvrage collectif pourrait obtenir un Prix. Puisqu'il n'est de bon rappeur que celui qui a séjourné derrière les barreaux.  Rolling Eyes ----   Y a-t-il un rapport ?
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Jeu 26 Déc 2013 - 18:04

    maadim27 a écrit:


    Je pensais à un évadé de ces paradis .... qui écrirait une auto-fiction.  study  
    Ou bien les " Souvenirs du cigare de Fidel" .... les intellos, les vrais, adooooorent les textes traduits de l 'Espagnol,
    allez savoir pourquoi ? 
    Mon séjour à Melun, ouvrage collectif pourrait obtenir un Prix. Puisqu'il n'est de bon rappeur que celui qui a séjourné derrière les barreaux.  Rolling Eyes ----   Y a-t-il un rapport ?

    C'est tout à fait vrai ! Vous avez vous aussi remarqué que les intellos adoraient les textes traduits de l'espagnol. Peut-être parce ces derniers fleurent bon la révolution, el Pueblo de la Libertad, Guernica et el présidente. Que voulez -vous ces slogans sont d'autant plus enthousiasmants que l'on est dans son salon où le pire des risques est de voir débarquer sa belle-mère. Comme révolution il n'y a pas plus destructeur...

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Jeu 26 Déc 2013 - 18:29

    Flavius a écrit:

    C'est tout à fait vrai ! Vous avez vous aussi remarqué que les intellos adoraient les textes traduits de l'espagnol. Peut-être parce ces derniers fleurent bon la révolution, el Pueblo de la Libertad,  Guernica et el présidente. Que voulez -vous ces slogans sont d'autant plus enthousiasmants que l'on est dans son salon où le pire des risques est de voir débarquer sa belle-mère. Comme révolution il n'y a pas plus destructeur...


    Vous confirmez que les têtes pensantes vouent un culte à l' Amérique du sud ? Cela m'inquiète 
    car j'ai l'impression que le poster du Che est encore punaisé derrière leur porte. 
    C'est pour se faire peur : leurs enfants et petits-enfants ont Picatchu ou Alien. 
    Revolucion ? Tornade ou tempête tropicale, pour faire pittoresque.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Jeu 26 Déc 2013 - 18:48

    maadim27 a écrit:


    Vous confirmez que les têtes pensantes vouent un culte à l' Amérique du sud ? Cela m'inquiète 
    car j'ai l'impression que le poster du Che est encore punaisé derrière leur porte. 
    C'est pour se faire peur : leurs enfants et petits-enfants ont Picatchu ou Alien. 
    Revolucion ? Tornade ou tempête tropicale, pour faire pittoresque.

    Ben oui ! Les légendes supplantent la réalité. En punaisant ce portrait sur la porte de leur chambre, savent-ils seulement à qui ils accordent leur admiration ? L'histoire de l'homme au béret, au flingue à la ceinture et au regard ténébreux qui a fait frémir tant de jeunes pucelles à tête de linotte où le chewing-gum se substituait généreusement à leur matière grise ne se limite pas à sa mort au combat ? Si ces révolutionnaires en chambre avaient pris le temps de s'informer entre deux sms inconsistants, sur cet individu, ils auraient appris que leur héros avait commencé sa révolution internationale comme directeur de prison qui avait pris son pied en torturant des opposants politiques jusqu'à la mort.
    Si la bêtise et l'ignorance continuent à faire autant de progrès, nous verrons bientôt les portraits d'Hitler, Goebbels, Staline et Pol- pot, et autres grands démocrates, punaisés sur les portes des chambres de nos niais bambins.

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Jeu 26 Déc 2013 - 19:06

    @ Flavius,

    Si les bambins d'aujourd'hui prêtent l'oreille au 'comique' dieudo-nez, ce n'est plus impossible. 
    Ecouter ses sketchs est un véritable lavage de cerveau, où il y a peu de résistance. 
    Faut-il qu'ils soient paumés pour écouter ce griot auto-satisfait ? 
    Vous ne serez plus surpris que les psys fassent recette.... 

    Par contre, et malgré les fêtes, j'ai commencé à lire "La mort est mon métier" - de Robert Merle.
    Edifiant -- ce début me penser penser au "Ruban blanc " : une éducation autoritaire ne donne pas non plus de bons résultats. Il aurait fallu les interner très tôt.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Jeu 26 Déc 2013 - 19:53

    maadim27 a écrit:@ Flavius,

    Si les bambins d'aujourd'hui prêtent l'oreille au 'comique' dieudo-nez, ce n'est plus impossible. 
    Ecouter ses sketchs est un véritable lavage de cerveau, où il y a peu de résistance. 
    Faut-il qu'ils soient paumés pour écouter ce griot auto-satisfait ? 
    Vous ne serez plus surpris que les psys fassent recette.... 

    Par contre, et malgré les fêtes, j'ai commencé à lire "La mort est mon métier" - de Robert Merle.
    Edifiant -- ce début me penser penser au "Ruban blanc " : une éducation autoritaire ne donne pas non plus de bons résultats. Il aurait fallu les interner très tôt.

    Oui bien sûr ! Une éducation autoritaire n'est pas forcément souhaitable et aurait de toute façon quelque difficulté à s'imposer. Mai 68 est passé par là. Mais sans tomber une fois de plus dans les extrêmes et les clichés habituel, je pense, s'il n'est trop bien sûr qu'il faut sinon l'autorité, imposer le RESPECT. Et avec le respect viendront les valeurs fondamentales et ensuite la connaissance.
    Où je suis pessimiste, c'est que cela passera, une fois de plus, par le sacrifice de générations. Comment faire quand les parents de ces enfants sont déjà mal éduqués, ignorants et pourtant si suffisants ?

    Mais vous constaterez avec moi que cette même autorité, qu'elle soit parentale ou exercée en milieu scolaire, ça a donné d'admirables écrivains pour nous raconter avec talent ce qu'ils ont subi. J'ai la faiblesse de croire que les plus belles pages d'écriture, on les doit à la souffrance de leur auteur. Enfin, autre époque, autre mœurs.


    Dernière édition par Flavius le Ven 27 Déc 2013 - 20:03, édité 1 fois

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Ven 27 Déc 2013 - 0:24

    Flavius a écrit:

    Oui bien sûr ! Une éducation autoritaire n'est pas forcément souhaitable et aurait de toute façon quelque difficulté à s'imposer. Mai 68 est passé par là. Mais sans tomber une fois de plus dans les extrêmes et les clichés habituel, je pense, s'il n'est trop bien sûr qu'il faut sinon l'autorité, imposer le RESPECT. Et avec le respect viendront les valeurs fondamentales et ensuite la connaissance.
    Où je suis pessimiste, c'est que cela passera, une fois de plus, par le sacrifice de générations. Comment faire quand les parents de ces enfants sont déjà mal éduqués, ignorant et pourtant si suffisants ?

    Mais vous constaterez avec moi que cette même autorité, qu'elle soit parentale ou exercée en milieu scolaire, ça a donné d'admirables écrivains pour nous raconter avec talent ce qu'ils ont subi. J'ai la faiblesse de croire que les plus belles pages d'écriture, on les doit à la souffrance de leur auteur. Enfin, autre époque, autre mœurs.

    Pourtant on peut remarquer un "mouvement de balancier" : quelques jeunes familles renouent avec l'éducation qu'ont reçue leurs parents. 
    Ce sera précaire, en effet, vu tout ce qui gravite autour des enfants, cibles favorites du marketing. Mais les excès ont secoué les esprits, peut-être les consciences. 
    Bien que ne partageant pas leur mode de vie, ni leurs choix politiques, je suis plutôt favorables aux parents qui enseignent très tôt le recyclage, l'économie raisonnable et une forme de refus de la consommation. Je saisis mal l'intérêt de détenir un étui pour portable incrusté de pierres précieuses, par exemple. 
    Quant à l'éducation nationale, elle est bien bas. En respectant chacun, elle autorise les comportements qu'elle prétend combattre. 

    Les écrivains que nous aimons lire sont des travailleurs acharnés. Ils sont habités par une honnêteté vis à vis d'eux-mêmes et de leurs lecteurs qui épure leur style, loin de délayer, ils resserrent leur expression afin de ne pas donner dans la vulgarité du voyeurisme. D'ailleurs ils ne se contentent pas d'écrire leur parcours, ils questionnent le lecteur. 
    Si je peux me permettre deux exemples contraires : les états d'âme glauques de Christine Angot v la vigueur et la retenue de Marguerite Yourcenar. Angot est dans l'air du temps, m'as-tu-vu, impudique et bavarde. 
    Yourcenar, elle s'était retirée sur une île.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Ven 27 Déc 2013 - 20:35

    maadim27 a écrit:

    Pourtant on peut remarquer un "mouvement de balancier" : quelques jeunes familles renouent avec l'éducation qu'ont reçue leurs parents. 
    Ce sera précaire, en effet, vu tout ce qui gravite autour des enfants, cibles favorites du marketing. Mais les excès ont secoué les esprits, peut-être les consciences. 
    Bien que ne partageant pas leur mode de vie, ni leurs choix politiques, je suis plutôt favorables aux parents qui enseignent très tôt le recyclage, l'économie raisonnable et une forme de refus de la consommation. Je saisis mal l'intérêt de détenir un étui pour portable incrusté de pierres précieuses, par exemple. 
    Quant à l'éducation nationale, elle est bien bas. En respectant chacun, elle autorise les comportements qu'elle prétend combattre. 

    Les écrivains que nous aimons lire sont des travailleurs acharnés. Ils sont habités par une honnêteté vis à vis d'eux-mêmes et de leurs lecteurs qui épure leur style, loin de délayer, ils resserrent leur expression afin de ne pas donner dans la vulgarité du voyeurisme. D'ailleurs ils ne se contentent pas d'écrire leur parcours, ils questionnent le lecteur. 
    Si je peux me permettre deux exemples contraires : les états d'âme glauques de Christine Angot v la vigueur et la retenue de Marguerite Yourcenar. Angot est dans l'air du temps, m'as-tu-vu, impudique et bavarde. 
    Yourcenar, elle s'était retirée sur une île.

    Ce mouvement de balancier je le méconnais étant moins en prise directe que vous sur mes contemporains les plus actifs.
    Mais le problème demeure surtout chez les parents inexistants pour des raisons multiples diverses, comme par exemple les familles monoparentales, ou encore les familles arrivant en France avec des traditions et des coutumes bien différentes des nôtres. On est loin des familles enseignant à leurs enfants le recyclage, l'économie consumériste, etc. Ce n'est pas celles-là qui posent problème me semble-t-il. A la limite, la famille catho qui place ses enfants dans des écoles privées et qui va à la messe le dimanche, ne me dérange pas. Ce qui me dérange ce sont celles qui laissent leurs enfants sans les outils de base pour affronter les problèmes auxquels ils seront plus tard confrontés.

    Voyez-vous je crois vraiment qu'il y a quelque chose de culturel qu'on aura beaucoup de mal à régler.
    Je vais encore jouer les anciens combattants, mais de mon temps, nous avons connu aussi des vagues d'immigration. Mes petits camarades échappés de l'Est par exemple, avaient aussi de sérieux  handicaps. Mais leurs réactions face à l'étude, à la connaissance étaient complètement différente. Etudier était une chance qui leur était donnée et qu'ils bénissaient. Ils parlaient à peine français, leurs parents ne parlaient pas du tout notre langue, ils étaient pauvres et n'avaient même pas la chance d'habiter des HLM. Pourtant, leur souci premier était de savoir si leurs enfants travaillaient bien à l'école. Ils respectaient les profs comme étant source de leur intégration dans la république française. Cette génération a donné des chirurgiens éminents, des avocats, des journalistes, des écrivains, des ingénieurs, des profs à l'ENA et à Polytechniques, etc.
    Comme je me refuse à faire le lien entre pauvreté et délinquance, je me refuse de faire le lien entre issu de l'immigration et échec de vie. Je pense que les prétextes ne manquent pas pour ne pas faire. L'échec de vie, je ne dis même pas professionnel, est selon moi avant tout l'échec d'une volonté d' intégration qui n'est qu'à moitié consentie.

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Ven 27 Déc 2013 - 21:56

    Flavius a écrit:

    Ce mouvement de balancier je le méconnais étant moins en prise directe que vous sur mes contemporains les plus actifs.
    Mais le problème demeure surtout chez les parents inexistants pour des raisons multiples diverses, comme par exemple les familles monoparentales, ou encore les familles arrivant en France avec des traditions et des coutumes bien différentes des nôtres. On est loin des familles enseignant à leurs enfants le recyclage, l'économie consumériste, etc. Ce n'est pas celles-là qui posent problème me semble-t-il. A la limite, la famille catho qui place ses enfants dans des écoles privées et qui va à la messe le dimanche, ne me dérange pas. Ce qui me dérange ce sont celles qui laissent leurs enfants sans les outils de base pour affronter les problèmes auxquels ils seront plus tard confrontés.

    Voyez-vous je crois vraiment qu'il y a quelque chose de culturel qu'on aura beaucoup de mal à régler.
    Je vais encore jouer les anciens combattants, mais de mon temps, nous avons connu aussi des vagues d'immigration. Mes petits camarades échappés de l'Est par exemple, avaient aussi de sérieux  handicaps. Mais leurs réactions face à l'étude, à la connaissance étaient complètement différente. Etudier était une chance qui leur était donnée et qu'ils bénissaient. Ils parlaient à peine français, leurs parents ne parlaient pas du tout notre langue, ils étaient pauvres et n'avaient même pas la chance d'habiter des HLM. Pourtant, leur souci premier était de savoir si leurs enfants travaillaient bien à l'école. Ils respectaient les profs comme étant source de leur intégration dans la république française. Cette génération a donné des chirurgiens éminents, des avocats, des journalistes, des écrivains, des ingénieurs, des profs à l'ENA et à Polytechniques, etc.
    Comme je me refuse à faire le lien entre pauvreté et délinquance, je me refuse de faire le lien entre issu de l'immigration et échec de vie. Je pense que les prétextes ne manquent pas pour ne pas faire. L'échec de vie, je ne dis même pas professionnel, est selon moi avant tout l'échec d'une volonté d' intégration qui n'est qu'à moitié consentie.

    Il ne faut pas généraliser le retour à une meilleure éducation - c'est une tendance qui rallie les parents engagés pour la sauvegarde de la planète et de l'espèce et les familles cathos, mais elles n'ont jamais vraiment posé problème sauf quand elles ont "sauté un fusible". 
    Par expérience, je sais que la famille africaine tient son enfant - c'est au-dehors qu'il est perdu. Or les gosses doivent aller à l' école. Le vrai problème est qu'elles arrivent dans l'urgence. 
    Car croyez-moi, une mamma africaine est très capable d'élever seule ses enfants : le pire qu'il puisse lui arriver est d'avoir un compagnon. Dans ce cas précis, ce sont les hommes qui n'arrivent pas à se maitriser. Et plutôt que de dire leur incapacité, ils invoquent tous les prétextes, dont le mauvais accueil, le manque d'intégration etc...
    Comme le patriarcat est en vigueur partout, ils disposent d'une autorité nuisible sur leur entourage. 
    Parce que vous avez remarqué que nous avons affaire à une immigration de masse ; tandis que de votre temps les émigrés de l' Est, pour nombreux qu' ils fussent, ne représentaient qu'un nombre limité de familles. 
    Même s'ils étaient étrangers, leur aspect ne les désignait pas - 
    Aussi je peux comprendre, sans l'accepter, leur raisonnement : tant qu' à être différents, soyons-le complètement. 
    Pourquoi renoncer à une culture quand on ne peut se défaire de la couleur de sa peau ? 
    Celle justement des ex-colonisés, peu considérés. 
    Mais à côté de ces cas, on trouve des exemples de réussite qui ne se sont pas laisser impressionner : chaque fois que c'était possible, ils ont saisi leur chance.
    Parce qu'il faut reconnaitre que nos amis de promotion sont encore en place : or on le sait, le pouvoir ne se partage pas - Mais la pression est toujours plus forte. Le désir est là, la place manque - je parle de ceux qui ont gravi les marches. 
    Quant à la masse innombrable, elle se laisse enjôler par des promesses sans comprendre qu'elle n'est qu'un outil -

    Je peux vous donner un exemple lamentable : une jeune maman, mère d'une fillette de 5 ans, a pris l'habitude de faire un bisou à sa fille pour la réveiller comme le Prince Charmant -
    Que faut-il faire ? Cette personne est française, elle a un travail, elle a voulu un enfant mais pas de compagnon.
    Faut-il la conduire en consultation ? Se moquer de ce qu'il adviendra parce qu' après tout ça la regarde ? 
    Bref, vous comprenez qu'elle est en train de détruire sa gamine. Néanmoins elle est respectueuse des normes sociales - 
    Est-elle en échec ? A mon avis, oui.
    Pourquoi ? je l'ignore. A-t-elle suivi de trop près les conseils des pédiatres, j'en sais rien --- 
    je sias seulement qu'elle nous prépare une détraquée. 
    Faut-il un gendarme derrière chaque individu ? Eh ! non ! c'est impossible. 
    Notre société a-t-elle perdu ses repères  Alors là, je me pose la question.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Sam 28 Déc 2013 - 20:30

    maadim27 a écrit:

    Il ne faut pas généraliser le retour à une meilleure éducation - c'est une tendance qui rallie les parents engagés pour la sauvegarde de la planète et de l'espèce et les familles cathos, mais elles n'ont jamais vraiment posé problème sauf quand elles ont "sauté un fusible". 
    Par expérience, je sais que la famille africaine tient son enfant - c'est au-dehors qu'il est perdu. Or les gosses doivent aller à l' école. Le vrai problème est qu'elles arrivent dans l'urgence. 
    Car croyez-moi, une mamma africaine est très capable d'élever seule ses enfants : le pire qu'il puisse lui arriver est d'avoir un compagnon. Dans ce cas précis, ce sont les hommes qui n'arrivent pas à se maitriser. Et plutôt que de dire leur incapacité, ils invoquent tous les prétextes, dont le mauvais accueil, le manque d'intégration etc...
    Comme le patriarcat est en vigueur partout, ils disposent d'une autorité nuisible sur leur entourage. 
    Parce que vous avez remarqué que nous avons affaire à une immigration de masse ; tandis que de votre temps les émigrés de l' Est, pour nombreux qu' ils fussent, ne représentaient qu'un nombre limité de familles. 
    Même s'ils étaient étrangers, leur aspect ne les désignait pas - 
    Aussi je peux comprendre, sans l'accepter, leur raisonnement : tant qu' à être différents, soyons-le complètement. 
    Pourquoi renoncer à une culture quand on ne peut se défaire de la couleur de sa peau ? 
    Celle justement des ex-colonisés, peu considérés. 
    Mais à côté de ces cas, on trouve des exemples de réussite qui ne se sont pas laisser impressionner : chaque fois que c'était possible, ils ont saisi leur chance.
    Parce qu'il faut reconnaitre que nos amis de promotion sont encore en place : or on le sait, le pouvoir ne se partage pas - Mais la pression est toujours plus forte. Le désir est là, la place manque - je parle de ceux qui ont gravi les marches. 
    Quant à la masse innombrable, elle se laisse enjôler par des promesses sans comprendre qu'elle n'est qu'un outil -

    Je peux vous donner un exemple lamentable : une jeune maman, mère d'une fillette de 5 ans, a pris l'habitude de faire un bisou à sa fille pour la réveiller comme le Prince Charmant -
    Que faut-il faire ? Cette personne est française, elle a un travail, elle a voulu un enfant mais pas de compagnon.
    Faut-il la conduire en consultation ? Se moquer de ce qu'il adviendra parce qu' après tout ça la regarde ? 
    Bref, vous comprenez qu'elle est en train de détruire sa gamine. Néanmoins elle est respectueuse des normes sociales - 
    Est-elle en échec ? A mon avis, oui.
    Pourquoi ? je l'ignore. A-t-elle suivi de trop près les conseils des pédiatres, j'en sais rien --- 
    je sias seulement qu'elle nous prépare une détraquée. 
    Faut-il un gendarme derrière chaque individu ? Eh ! non ! c'est impossible. 
    Notre société a-t-elle perdu ses repères  Alors là, je me pose la question.

    Je ne répondrai pas aux questions que vous posez, car j'en suis incapable.

    Oui c'est vrai, j'ai évoqué les immigrés de l'est parce que je les ai bien connus et partagé leur vie scolaire et parfois leur amitié.
    Mais d'autres arrivaient d'Espagne, du Portugal, d'Italie et du Maghreb. Je peux vous dire que ce n'était facile  pour aucun d'eux. Pour autant l'institution scolaire était respectée parce que tous les parents voyaient en cette dernière une chance d'évoluer et de s'en sortir. En tout cas, je n'ai jamais entendu prendre pour prétexte de ses échecs le milieu social d'origine. Ils savaient que ça serait dur et ils l'assumaient. Il ne leur serait jamais venu à l'esprit de se venger en cassant les biens d'autrui. Il y avait une volonté d'intégration à la culture dominante, même si l'on souhaitait conserver ses spécificités, ses us et coutumes.

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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Invité le Sam 28 Déc 2013 - 22:56

    Flavius a écrit:

    Je ne répondrai pas aux questions que vous posez, car j'en suis incapable.

    Oui c'est vrai, j'ai évoqué les immigrés de l'est parce que je les ai bien connus et partagé leur vie scolaire et parfois leur amitié.
    Mais d'autres arrivaient d'Espagne, du Portugal, d'Italie et du Maghreb. Je peux vous dire que ce n'était facile  pour aucun d'eux. Pour autant l'institution scolaire était respectée parce que tous les parents voyaient en cette dernière une chance d'évoluer et de s'en sortir. En tout cas, je n'ai jamais entendu prendre pour prétexte de ses échecs le milieu social d'origine. Ils savaient que ça serait dur et ils l'assumaient. Il ne leur serait jamais venu à l'esprit de se venger en cassant les biens d'autrui. Il y avait une volonté d'intégration à la culture dominante, même si l'on souhaitait conserver ses spécificités, ses us et coutumes.


    Eh ! Oui, ce ne sont pas les questions qui manquent. C'est l'avenir qui est peu lisible. 
    Restaurer l'autorité va prendre du temps car il en arrive encore. Bin, v'là notre modèle social qui fout l'camp.
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    Re: La critique et le pamphlet

    Message par Flavius le Dim 29 Déc 2013 - 13:01

    maadim27 a écrit:


    Eh ! Oui, ce ne sont pas les questions qui manquent. C'est l'avenir qui est peu lisible. 
    Restaurer l'autorité va prendre du temps car il en arrive encore. Bin, v'là notre modèle social qui fout l'camp.

    Et surtout parce que nous avons oublié depuis longtemps de l'utiliser.

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