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    Ciné, cinéma, cinémas...

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    Ara



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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par Ara le Ven 14 Fév 2014 - 0:48

    beced a écrit:L'actrice américaine Scarlett Johansson recevra fin février un César d'honneur lors de la 39e cérémonie des Césars, l'équivalent français des Oscars, a annoncé mardi dans un communiqué Alain Terzian, le président de l'Académie des arts et techniques du cinéma.

    Révélée à l'âge de 14 ans au côté de Robert Redford dans "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", Scarlett Johansson a tourné avec les plus grands: les frères Coen, Brian de Palma, Christopher Nolan...
    Le succès mondial de "Lost in translation" de Sofia Coppola, en 2003, a révélé son talent aux yeux du monde entier, avant qu'elle ne devienne la muse de Woody Allen pour "Match Point", "Scoop", et "Vicky Cristina Barcelona".

    Scarlett Johansson, 29 ans, fiancée à un Français, Romain Dauriac, recevra son trophée le 28 février lors de la cérémonie organisée au Théâtre du Châtelet, à Paris.


    Un film que j'ai bien aimé où elle avait le rôle principale :   





    En plus , elle a bien du courage .



    L’actrice américaine Scarlett Johansson a décidé de mettre fin à sa fonction d’ambassadrice de l’ONG Oxfam International après huit années de collaboration, en raison d’une “divergence d’opinion fondamentale” concernant le boycott d’Israël, a indiqué mercredi le porte-parole de la nouvelle égérie de la marque israélienne Sodastream.

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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Dim 16 Fév 2014 - 15:15

    "La Grande Illusion" ce soir sur ARTE.

    NB: rien à voir avec les partis politiques du moment.   

    Peureux 

    beced



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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Dim 16 Fév 2014 - 19:31



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    =
    "Gravity" et "12 Years a Slave" triomphent aux BAFTA 2014.....
    (Pas un mot sur cette céremonie dans mon média...)

    `
    Le palmarès de la 67ème cérémonie des BAFTA :


    Meilleur film : 12 Years a Slave de Steve McQueen

    Meilleure actrice : Cate Blanchett dans Blue Jasmine

    Meilleur acteur : Chiwetel Ejiofor dans 12 Years a Slave

    Meilleur réalisateur : Alfonso Cuarón pour Gravity

    Meilleur second rôle masculin : Barkhad Abdi dans Capitaine Phillips

    Meilleur second rôle féminin : Jennifer Lawrence dans American Bluff

    Meilleur scénario original : Eric Warren Singer et David O. Russell pour American Bluff

    Meilleur scénario adapté : Steve Coogan et Jeff Pope pour Philomena

    Meilleure photographie : Emmanuel Lubezki pour Gravity

    Meilleur première oeuvre britannique : Kieran Evans pour Kelly + Victor

    Meilleur film britannique : Gravity

    Meilleur documentaire : The Act of Killing de Joshua Oppenheimer

    Meilleure musique originale : Steven Price pour Gravity

    Meilleur son : Gravity

    Meilleurs costumes : Gatsby le Magnifique

    Meilleurs coiffures/maquillage : American Bluff

    Meilleur montage : Rush de Ron Howard

    Meilleur film non-anglophone : La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino

    Meilleur film d'animation : La Reine des neiges

    Meilleur court-métrage d'animation : Sleeping with the Fishes

    Meilleur court-métrage : Room 8

    Trophée de l'étoile montante : Will Poulter

    Récompense pour la contribution au cinéma britannique : Peter Greenaway

    beced



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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Lun 17 Fév 2014 - 9:25

    =========

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    =
    "Gravity" et "12 Years a Slave" triomphent aux BAFTA 2014.....
    (Pas un mot sur cette céremonie dans mon média...)

    `
    Le palmarès de la 67ème cérémonie des BAFTA :


    Meilleur film : 12 Years a Slave de Steve McQueen

    Meilleure actrice : Cate Blanchett dans Blue Jasmine

    Meilleur acteur : Chiwetel Ejiofor dans 12 Years a Slave

    Meilleur réalisateur : Alfonso Cuarón pour Gravity

    Meilleur second rôle masculin : Barkhad Abdi dans Capitaine Phillips

    Meilleur second rôle féminin : Jennifer Lawrence dans American Bluff

    Meilleur scénario original : Eric Warren Singer et David O. Russell pour American Bluff

    Meilleur scénario adapté : Steve Coogan et Jeff Pope pour Philomena

    Meilleure photographie : Emmanuel Lubezki pour Gravity

    Meilleur première oeuvre britannique : Kieran Evans pour Kelly + Victor

    Meilleur film britannique : Gravity

    Meilleur documentaire : The Act of Killing de Joshua Oppenheimer

    Meilleure musique originale : Steven Price pour Gravity

    Meilleur son : Gravity

    Meilleurs costumes : Gatsby le Magnifique

    Meilleurs coiffures/maquillage : American Bluff

    Meilleur montage : Rush de Ron Howard

    Meilleur film non-anglophone : La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino

    Meilleur film d'animation : La Reine des neiges

    Meilleur court-métrage d'animation : Sleeping with the Fishes

    Meilleur court-métrage : Room 8

    Trophée de l'étoile montante : Will Poulter

    Récompense pour la contribution au cinéma britannique : Peter Greenaway



    ===
    ======================
    Ce soir sur ARTE 2 autres classiques (le premier ayant été interdit lors de sa sortie ) :

    20:50 Film
    Les sentiers de la gloire - En 1916, un général français ordonne un assaut suicidaire contre les Allemands. Il nie sa responsabilité dans l'échec...

    22:15 Film
    L' adieu aux armes -Nord de l'Italie, 1918. Un Américain, ambulancier dans l'armée italienne, tombe amoureux d'une jeune infirmière...

    `

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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Mar 18 Fév 2014 - 13:18

     Peureux 
    Christine Martin : Il y a quelque chose, non ? Le nez peut-être.....
    Jean Lucas : Pas de chance.
    Christine Martin : Mais en fait, c'est surtout l'expression. Quand il sourit, c'est toi.
    Jean Lucas : T'as pas une photo où il sourit ?
    =================

    Christine Martin : J'ai connu un autre garçon, à l'époque. François Pignon. Tu te souviens ?
    Mère de Christine : Ah non ! Tu ne vas pas recommencer !
    Christine Martin : Il était très gentil, très...
    Mère de Christine : Attends ! C'est pas lui qui se suicidait tout le temps ?

    =========

    Christine Martin : Vous ne savez peut-être pas où est notre fils, mais vous n'avez pas le droit de nous recevoir comme des chiens ! Je regrette de ne pas être un homme pour vous casser la gueule !
    Rafard : J'ai mon plombier au téléphone. Ça fuit au second, il faut refaire les canalisations. Moi aussi, j'ai mes problèmes. Et je vous emmerde, Madame.
    ======
    Francois Pignon : Quoi ? Un enfant ? Tu as eu un enfant de moi et tu ne m'as rien dit ?
    Christine Martin : Ah non non. J'ai pas pu à l'époque. Je sais pas si tu te souviens, mais c'était pas simple entre nous, hein. On se quittait, on se suicidait...
    Francois Pignon : Tu me quittais, je me suicidais.
    =========
    Francois Pignon : Pardon de vous déranger, Monsieur, mais vous pouvez peut-être m'aider. Avez-vous déjà vu ce garçon ?
    Rafard : Qui êtes-vous ?
    Francois Pignon : Son père. Il a fait une fugue et tout laisse croire qu'il est parti avec votre fille. Y'a quelque chose qui ne va pas, Monsieur Rafard ?
    Rafard : Mais il a combien de pères, ce gosse ?
    =========

    Jean Lucas : Vous pourriez pas pleurer un coup ?
    Francois Pignon : Comment ?
    Jean Lucas : Pleurer un petit coup. Comme ça, ça va peut-être l'attendrir.
    Francois Pignon : Pleurer, comme ça, maintenant ?
    Jean Lucas : Ben oui.
    Francois Pignon : C'est pas commode.
    Jean Lucas : Ben, vous pleurez bien parce que j'ai plus d'essence !
    Francois Pignon : J'pleure tout le temps, mais pas sur commande !
    Jean Lucas : Eh ben, pleurez pas, mais elle parlera pas. En route.
    Francois Pignon : Attendez. J'vais essayer.
    Jean Lucas : Mais dépechez vous !
    Francois Pignon : Dépêchez vous... Vous êtes marrant, vous ! Faut que je pense à quelque chose de triste. Voyons, voyons... [il essaie de pleurer mais n'y arrive pas]
    Jean Lucas : Qu'est-ce qui vous arrive ?
    Francois Pignon : Ça fait des mois que je pleure, j'emmerde tout le monde avec ça et pour une fois qu'on me demande. [il redevient sérieux] L'enterrement de mon père. C'était d'une tristesse ! Chaque fois que j'y pense, j'y reste. [Il tente de se concentrer mais a un fou rire] Pas cette fois ci. [Lucas le gifle] Oh, le con ! Il m'a foutu une baffe !
    Jean Lucas : Non, mais c'est foutu. on peut repartir, la voilà.
    Francois Pignon : Je suis désolé Lucas, mais ça fait longtemps que je m'étais pas marré comme ça. J'en ai les larmes aux yeux, dites donc.


    ======

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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Ven 21 Fév 2014 - 17:39

    Retour d'un quart d'heure du forum de ONPC... Rolling Eyes 


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par LV426 le Dim 23 Fév 2014 - 23:03

    Ce soir sur HD1, Mullholand Drive avec cette scène où Rebekah del Rio chante Llorando a capella et MAGNIFIQUEMENT

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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par sabbatha le Lun 24 Fév 2014 - 0:17

    J'ai suivi le film de bout en bout et franchement au bout d'un moment je n'ai plus trop rien compris. J'ai juste eu l'impression que l'on vivait une histoire d'amour saphique à travers le cerveau malade d'une schizophrène. Mais je ne suis sûre de rien. J'avoue avoir du mal avec ce genre de "récit" surréalistes.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par LV426 le Lun 24 Fév 2014 - 10:48

    sabbatha a écrit:J'ai suivi le film de bout en bout et franchement au bout d'un moment je n'ai plus trop rien compris. J'ai juste eu l'impression que l'on vivait une histoire d'amour saphique à travers le cerveau malade d'une schizophrène. Mais je ne suis sûre de rien. J'avoue avoir du mal avec ce genre de "récit" surréalistes.
    C'est pour ça que ce film fait beaucoup d'entrées : les spectateurs le revoient plusieurs fois jusqu'à ce qu'ils aient compris. Et, comme, si ça se trouve, il n'y a rien à comprendre, alors on n'a jamais fini d'aller le voir.  rire 

    N'empêche, la scène avec la chanteuse est superbe.


    Dernière édition par LV426 le Lun 24 Fév 2014 - 10:56, édité 1 fois


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par sabbatha le Lun 24 Fév 2014 - 10:56

    Bonjour LV ( à prononcer ça ressemble phonétiquement à Hervé, qui est le nom de mon frère et était celui de mon père)

    En fait, en y réfléchissant j'ai mieux compris: le dernier tiers du film nous relate la réalité alors que la longue première partie nous relate le rêve de la protagoniste blonde dans lequel elle joue la fille à qui tout réussit, le contraire de ce qu'elle vit en réalité. On comprend qu'elle a fait tuer son amante par jalousie amoureuse et profressionnelle. Mais il reste des points à éclaircir encore pour mon petit cerveau.
    Le moment préféré par moi: la séquence "no hay banda, no hay orquesta" au théâtre, la chanson dont le texte (mais il faut comprendre l'espagnol) est un élément déclencheur du réveil-retour à la réalité de la protagoniste principale, ainsi que la clé et la boîte bleue.
    A ma décharge, j'ai loupé les premières minutes du film ce qui a sans doute freiné ma compréhension.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par LV426 le Lun 24 Fév 2014 - 10:58

    sabbatha a écrit:Bonjour LV ( à prononcer ça ressemble phonétiquement à Hervé, qui est le nom de mon frère et était celui de mon père)

    En fait, en y réfléchissant j'ai mieux compris: le dernier tiers du film nous relate la réalité alors que la longue première partie nous relate le rêve de la protagoniste blonde dans lequel elle joue la fille à qui tout réussit, le contraire de ce qu'elle vit en réalité. On comprend qu'elle a fait tuer son amante par jalousie amoureuse et profressionnelle. Mais il reste des points à éclaircir encore pour mon petit cerveau.
    Le moment préféré par moi: la séquence "no hay banda, no hay orquesta" au théâtre, la chanson dont le texte (mais il faut comprendre l'espagnol) est un élément déclencheur du réveil-retour à la réalité de la protagoniste principale, ainsi que la clé et la boîte bleue.
    A ma décharge, j'ai loupé les premières minutes du film ce qui a sans doute freiné ma compréhension.
    Nous avons posté quasiment en même temps.
    Bon, ben, nous semblons avoir compris la même chose.
    ....ce qui ne prouve rien quant à ce qu'il fallait comprendre.  Smile

    PS : Après l'avoir vu la première fois, j'ai constaté qu'il y avait des tas des discussions sur Internet à ce propos.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par sabbatha le Lun 24 Fév 2014 - 11:48

    Je crois que ce n'est pas plus facile à interpréter qu'un rêve; comme c'est le cas dans un rêve, ici aussi certains personnages sont interchangeables .
    L'autre scène que j'ai adorée c'est quand la blonde répète la scène qu'elle doit jouer pour un casting et dont elle interprète le personnage avec énergie et colère dans le ton alors que mise en situation elle va l'interpréter avec langueur et sensualité, pour ne pas dire plus, et franchement les deux interprétations m'ont scotchée car dans les deux cas l'actrice fait vraiment une performance. Je dois dire que je retiendrai la deuxième performance car le choix de la langueur et de la sensualité pour proférer une menace est tout de même moins commun et tout aussi efficace ( la chute en touts les cas est excellente: le ton suave, envôutant et la fin de la phrase "te tuer" provoque un effet dramatique intense).

    Sur le film en général on a tout de même l'impression que par moment il y a des bricolages de dernière minute ou des amorces d'histoires qui ne sont pas exploitées, donc pas abouties et me laissent sur ma faim une fois de plus comme
    ce fut le cas avec Tween Paeks dont je n'ai jamais vu la fin et qui m'avait alors laissé sur une immense frustration. Mais y-avait-il eu une fin?

    LV je vous envoie un bise sur votre joue droite ou gauche, à votre convenance. Votre sujet sur l'investigation, vos souvenirs d'enfance etc...m'a beaucoup touchée, je tenais à vous le dire. Les souvenirs d'enfance sont des trésors à plus d'un titre. En général j'adore les romans basés la dessus. Je viens d'ailleurs de relire Souvenirs d'enfance de Pierre Loti. Je suis moi-même très attachée aux miens, à mes ancêtres, à ma terre....Il y a bien des lieux que je refuse de revoir aujourd'hui car je sais qu'ils ont été transformés et moi je veux les garder intacts comme ils étaient avant, dans ma mémoire. C'est MA vérité à moi et j'y tiens parce qu'elle est aussi mon socle.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par Azalee le Lun 24 Fév 2014 - 13:55

    sabbatha a écrit:J'ai suivi le film de bout en bout et franchement au bout d'un moment je n'ai plus trop rien compris. J'ai juste eu l'impression que l'on vivait une histoire d'amour saphique à travers le cerveau malade d'une schizophrène. Mais je ne suis sûre de rien. J'avoue avoir du mal avec ce genre de "récit" surréalistes.
    Pareil. Mais pour une raison que j'ignore, ce film me fascine.
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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par Azalee le Lun 24 Fév 2014 - 13:57

    LV426 a écrit:
    C'est pour ça que ce film fait beaucoup d'entrées : les spectateurs le revoient plusieurs fois jusqu'à ce qu'ils aient compris. Et, comme, si ça se trouve, il n'y a rien à comprendre, alors on n'a jamais fini d'aller le voir.  rire 

    N'empêche, la scène avec la chanteuse est superbe.
    il y a des films comme ça que l'on voit 10 fois, 20 fois et à chaque fois, il y a un truc qui nous avait échappé qui arrive jusqu'au cerveau.  rire
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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par LV426 le Lun 24 Fév 2014 - 15:32

    sabbatha a écrit:Je crois que ce n'est pas plus facile à interpréter qu'un rêve; comme c'est le cas dans un rêve, ici aussi certains personnages sont interchangeables .
    L'autre scène que j'ai adorée c'est quand la blonde répète la scène qu'elle doit jouer pour un casting et dont elle interprète le personnage avec énergie et colère dans le ton alors que mise en situation elle va l'interpréter avec langueur et sensualité, pour ne pas dire plus, et franchement les deux interprétations m'ont scotchée car dans les deux cas l'actrice fait vraiment une performance. Je dois dire que je retiendrai la deuxième performance car le choix de la langueur et de la sensualité pour proférer une menace est tout de même moins commun et tout aussi efficace ( la chute en touts les cas est excellente: le ton suave, envôutant et la fin de la phrase "te tuer" provoque un effet dramatique intense).

    Sur le film en général on a tout de même l'impression que par moment il y a des bricolages de dernière minute ou des amorces d'histoires qui ne sont pas exploitées, donc pas abouties et me laissent sur ma faim une fois de plus comme
    ce fut le cas avec Tween Paeks dont je n'ai jamais vu la fin et qui m'avait alors laissé sur une immense frustration. Mais y-avait-il eu une fin?

    LV je vous envoie un bise sur votre joue droite ou gauche, à votre convenance. Votre sujet sur l'investigation, vos souvenirs d'enfance etc...m'a beaucoup touchée, je tenais à vous le dire. Les souvenirs d'enfance sont des trésors à plus d'un titre. En général j'adore les romans basés la dessus. Je viens d'ailleurs de relire Souvenirs d'enfance de Pierre Loti. Je suis moi-même très attachée aux miens, à mes ancêtres, à ma terre....Il y a bien des lieux que je refuse de revoir aujourd'hui car je sais qu'ils ont été transformés et moi je veux les garder intacts comme ils étaient avant, dans ma mémoire. C'est MA vérité à moi et j'y tiens parce qu'elle est aussi mon socle.

    Normal de lier ces deux sujets puisque la mémoire et le caractère évanescent et onirique des souvenirs joue un rôle essentiel dans Mulholland Drive.

    La scène de la chanson (celle que j'ai mise en lien) résonne particulièrement fort chez moi. J'aime surtout la fin, quand la chanteuse s'écroule mais que l'on continue à l'entendre chanter.
    Je ne sais pas pourquoi cette idée fait "tilt" et, à la limite, je ne cherche pas trop à savoir pourquoi. Pour préserver les effets, il est parfois mieux d'ignorer les causes. 

    J'essaie quand même. On a d'abord un son et une image parfaitement synchronisés et rien ne peut nous faire douter de cette réalité. Et, brusquement, après la chute, les deux semblent évoluer indépendamment l'un de l'autre. Cette astuce nous amène, très simplement et très efficacement, à questionner la réalité non pas simplement de la fin de la scène mais, rétrospectivement, de son intégralité.

    En plus, comme je l'ai dit, j'aime beaucoup la puissance expressive de cette voix nue. 
    La réverbération sonore du lieu, qui laisse entendre -- mais rien n'est fait non plus pour le certifier -- qu'il n'y a pas d'autres spectateurs que les deux jeunes femmes, a son importance aussi. Est-ce un véritable concert ? S'adresse-t-il uniquement à ces deux spectatrices ?
    Même si on n'a aucune notion théorique d'acoustique, un tel degré de réverbération nous signale empiriquement que nous sommes dans une salle vide ou, au moins, que l'on a souhaité produire cette impression.
    Confusion des notions privé/public, univers intérieur/extérieur.

    PS : Et un méga bisou en retour. Non, deux. Un sur chaque joue.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par sabbatha le Lun 24 Fév 2014 - 15:59

    Cher LV, que je me rappelle, oui, il y a d'autres spectateurs dans la salle. Très peu, mais il y en a.
    La voix qui continue à chanter sans autre matérialité qu'elle même peut être interprétée comme juste un élément de rêve où tout est possible ( fait penser à Alice au Pays des Merveilles), ou comme l'empreinte du rêve qui nous poursuit quand on est réveillé, ou comme l'universalité de la voix et du chant. Comme vous dites, chacun y met ce qu'il veut. Cela dit, si mes souvenirs sont bons la chanson parle d'amour trahi et d'abandon.
    Ce que j'ai aimé aussi dans ce tableau c'est le visage du présentateur magicien qui juste avant de disparaître dans un nuage de fumée, prend carrément les traits du Diable. Cette transformation a été un moment très fort pour moi. Représentait-il la part diabolique de la protagoniste principale?

    Je vous abandonne quelques secondes pour aller réécouter la chanson afin de vous dire ce que j'en retiens. je reviens "de suite" comme disent les mômes.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par sabbatha le Lun 24 Fév 2014 - 16:09

    J'ai trouvé une traduction d'une partie de la chanson qui va vous montrer, comme je le disais, combien le texte de la chanson était important pour expliquer la réaction de la protagoniste principale, laquelle, en l'entendant semble avoir un début de crise  d'épilepsie. Normal vu que le texte est directement en rapport avec son histoire d'amour trahi. LLorando, qui en est le titre, signifie "en train de pleurer" ou plus joliment "En larmes". Dommage que la traduction n'ait pas été incrustée en bas de l'image.

    J'étais bien pendant un temps
    réapprenant à sourire
    puis une nuit je te vis
    tes mains me touchèrent
    et ta voix me salua
    tu me parles très bien sans savoir
    que je suis en larmes pour ton amour, pleurant, pour ton amour Après tes adieux la douleur m'a envahi
    je suis là en larmes pleurant, pleurant, pleurant
    ce n'est pas facile de comprendre
    qu'encore une autre fois
    je serai toujours en larmes
    Moi qui pensais
    que je t'oublierai
    mais c'est vrai, c'est la vérité
    je t'aime encore plus, encore plus qu'hier
    Dis moi toi ce que je peux faire
    ne m'aimes pas maintenant
    et je serai encore en train de pleurer pour ton amour
    en train de pleurer pour ton amour
    ton amour remplit tout mon coeur
    et je reste en train de pleurer
    pleurant, pleurant, pleurant pour ton amo


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par LV426 le Lun 24 Fév 2014 - 16:29

    sabbatha a écrit:Cher LV,  que je me rappelle, oui,  il y a d'autres spectateurs dans la salle. Très peu, mais il y en a.
    La voix qui continue à chanter sans autre matérialité qu'elle même peut être interprétée comme juste un élément de rêve où tout est possible ( fait penser à Alice au Pays des Merveilles), ou comme l'empreinte du rêve qui nous poursuit quand on est réveillé, ou comme l'universalité de la voix et du chant. Comme vous dites, chacun y met ce qu'il veut. Cela dit, si mes souvenirs sont bons la chanson parle d'amour trahi et d'abandon.
    Ce que j'ai aimé aussi dans ce tableau c'est le visage du présentateur magicien qui juste avant de disparaître dans un nuage de fumée, prend carrément les traits du Diable. Cette transformation a été un moment très fort pour moi. Représentait-il la part diabolique de la protagoniste principale?

    Je vous abandonne quelques secondes pour aller réécouter la chanson afin de vous dire ce que j'en retiens. je reviens "de suite" comme disent les mômes.
    D'accord. Merci pour la précision.
    Je me posais précisément la question (hier, je n'ai pas regardé tout le temps, je faisais autre chose en même temps  Embarassed ). Je me demandais si, avant le clip que j'ai mis en ligne -- ou après --, on voyait d'autres spectateurs que les deux filles. Il me semblait bien que oui.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Lun 24 Fév 2014 - 23:47








    Récompenses   

    American Film Institute Awards 2013 : top 10 des meilleurs films de l'année
    Indiana Film Journalists Association Awards 2013 : meilleur acteur dans un second rôle pour Barkhad Abdi
    San Diego Film Critics Society Awards 2013 : meilleur montage
    Festival international du film de Palm Springs 2014 : Chairman's Award pour Tom Hanks
    London Film Critics Circle Awards 2014 : acteur de l'année dans un second rôle pour Barkhad Abdi
    Writers Guild of America Awards 2014 : meilleur scénario adapté pour Billy Ray
    Nominations[modifier le code]
    Festival du film de Londres 2013 : Gala d'ouverture
    Festival du film de New York 2013
    Washington D.C. Area Film Critics Association Awards 2013 : meilleur scénario adapté pour Billy Ray
    British Academy Film Awards 2014 :
    Meilleur film
    Meilleur réalisateur pour Paul Greengrass
    Meilleur acteur pour Tom Hanks
    Meilleur acteur dans un second rôle pour Barkhad Abdi
    Meilleur scénario adapté pour Billy Ray
    Meilleure photographie pour Barry Ackroyd
    Meilleur montage pour Christopher Rouse
    Meilleur son pour Chris Burdon, Mark Taylor, Mike Prestwood Smith, Chris Munro et Oliver Tarney
    Meilleure musique de film pour Henry Jackman
    Critics' Choice Movie Awards 2014 :
    Meilleur film
    Meilleur réalisateur pour Paul Greengrass
    Meilleur acteur pour Tom Hanks
    Meilleur acteur dans un second rôle pour Barkhad Abdi
    Meilleur scénario adapté pour Billy Ray
    Meilleur montage pour Christopher Rouse
    Golden Globes 2014 :
    Meilleur film dramatique
    Meilleur réalisateur pour Paul Greengrass
    Meilleur acteur dans un film dramatique pour Tom Hanks
    Meilleur acteur dans un second rôle pour Barkhad Abdi
    Oscars du cinéma 2014 :
    Meilleur film
    Meilleur acteur dans un second rôle pour Barkhad Abdi
    Meilleur scénario adapté pour Billy Ray
    Meilleur montage pour Christopher Rouse
    Meilleur montage de son pour Oliver Tarney
    Meilleur mixage de son pour Chris Burdon, Mark Taylor, Mike Prestwood Smith et Chris Munro
    Satellite Awards 2014 :
    Meilleur film
    Meilleur réalisateur pour Paul Greengrass
    Meilleur acteur pour Tom Hanks
    Meilleur scénario adapté pour Billy Ray
    Meilleur son
    Screen Actors Guild Awards 2014 :
    Meilleur acteur pour Tom Hanks
    Meilleur acteur dans un second rôle pour Barkhad Abdi
    And last but not least, Meilleur film de la soirée pour Beced....  
    `
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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par berthus le Mar 25 Fév 2014 - 1:35

    beced a écrit:"La Grande Illusion" ce soir sur ARTE.

    NB: rien à voir avec les partis politiques du moment.   

    Peureux 

    La Grande Illusion dont Roosevelt a pu dire " Tous les démocrates devraient voir ce film "
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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par LV426 le Mer 26 Fév 2014 - 11:38

    Le critique Alain Bergala parle d'un des mes films préférés, Une Place au Soleil de George Stevens (1951).
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Il dit, au début (je n'ai pas encore regardé la suite), quelque chose qui a attiré mon attention. Il y a des films qu'on aime sans savoir pourquoi. On ne peut pas donner de raisons objectives de cet amour. Simplement, ils touchent quelque chose de personnel en nous. On ne peut pas en dire "c'est un grand film" et encore moins le justifier. Simplement, il nous renvoie un peu à notre propre vécu.
    Et il classe ce film dans cette catégorie en ce qui le concerne.
    Moi aussi.

    Je pourrais détailler certaines scènes et expliquer pourquoi elles résonnent particulièrement chez moi mais ça n 'a d'intérêt que pour ceux qui ont vu le film et s'en souviennent bien. 

    Je pense en particulier à la première visite de George chez son oncle quand il débarque dans cette société bourgeoise qui manifeste un mélange de curiosité, de méfiance, de condescendance et de paternalisme à l'égard de ce jeune "cul-terreux" que l'on va s'attacher à extraire de sa boue. Une société dont il ne maîtrise pas encore les codes, ce qui donne lieu à des malentendus sur l'activité exacte de sa mère au sein de sa mission. Lui, il sait ce qu'elle fait mais il n'arrive pas à l'expliquer, à communiquer. 

    Moment de solitude. En esprit, il est encore là-bas, encore un enfant jeté hors du cocon familial parmi des étrangers (même si c'est à sa propre initiative) et il a l'impression qu'eux et lui ne parlent pas la même langue. On lui parle de sa mère mais ces gens-là ne connaissent pas sa mère. Lui, oui. Leur insistance est presque agaçante.
    Jusqu'au moment où il dit "Non, c'est plus...." et où le fils de la maison finit sa phrase "....plus intime, peut-être ?"
    (Ben voilà !) 
    Il n'a pas le temps de répondre car il en est empêché par l'intervention d'Angela Vickers (Elizabeth Taylor) qui vient d'entrer, très mondaine : "vous ai-je entendu prononcer le mot intime, Earl chéri ?"


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Mer 26 Fév 2014 - 14:00

    LV426 a écrit:Le critique Alain Bergala parle d'un des mes films préférés, Une Place au Soleil de George Stevens (1951).
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Il dit, au début (je n'ai pas encore regardé la suite), quelque chose qui a attiré mon attention. Il y a des films qu'on aime sans savoir pourquoi. On ne peut pas donner de raisons objectives de cet amour. Simplement, ils touchent quelque chose de personnel en nous. On ne peut pas en dire "c'est un grand film" et encore moins le justifier. Simplement, il nous renvoie un peu à notre propre vécu.
    Et il classe ce film dans cette catégorie en ce qui le concerne.
    Moi aussi.

    Je pourrais détailler certaines scènes et expliquer pourquoi elles résonnent particulièrement chez moi mais ça n 'a d'intérêt que pour ceux qui ont vu le film et s'en souviennent bien. 

    Je pense en particulier à la première visite de George chez son oncle quand il débarque dans cette société bourgeoise qui manifeste un mélange de curiosité, de méfiance, de condescendance et de paternalisme à l'égard de ce jeune "cul-terreux" que l'on va s'attacher à extraire de sa boue. Une société dont il ne maîtrise pas encore les codes, ce qui donne lieu à des malentendus sur l'activité exacte de sa mère au sein de sa mission. Lui, il sait ce qu'elle fait mais il n'arrive pas à l'expliquer, à communiquer. 

    Moment de solitude. En esprit, il est encore là-bas, encore un enfant jeté hors du cocon familial parmi des étrangers (même si c'est à sa propre initiative) et il a l'impression qu'eux et lui ne parlent pas la même langue. On lui parle de sa mère mais ces gens-là ne connaissent pas sa mère. Lui, oui. Leur insistance est presque agaçante.
    Jusqu'au moment où il dit "Non, c'est plus...." et où le fils de la maison finit sa phrase "....plus intime, peut-être ?"
    (Ben voilà !) 
    Il n'a pas le temps de répondre car il en est empêché par l'intervention d'Angela Vickers (Elizabeth Taylor) qui vient d'entrer, très mondaine : "vous ai-je entendu prononcer le mot intime, Earl chéri ?"

      
    Merci pour les commentaires.
    Normalement j'évite de regarder les films avec Elisabeth Taylor ou  avec Montgomery Cliff, alors si tous les deux sont dans un même film...
    Mais suite à ton message j'ai "récuperé" le film (en V.O.) et je compte le regarder cette semaine.
    =
    Affaire à suivre...  Cool 
    `
    `
    =

    Mission accomplie : j'ai vu le film et effectivement il est très déprimant (et pourtant il n'est pas 5 heure du matin).
    D'abord par la personnalité de Georges et d'Angela, mais parce que l'on sent tout le long du film que Georges est prisonnier de sa condition de "looser".
    Il y a une scène qui se passe sur une barque, et à ce moment précis la musique débute de la même manière que le début du thème du film "JAWS"..... : John Williams aurait-il plagié?
    =


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par LV426 le Jeu 27 Fév 2014 - 0:02

    beced a écrit:

      
    Merci pour les commentaires.
    Normalement j'évite de regarder les films avec Elisabeth Taylor ou  avec Montgomery Cliff, alors si tous les deux sont dans un même film...
    Mais suite à ton message j'ai "récuperé" le film (en V.O.) et je compte le regarder cette semaine.
    =
    Affaire à suivre...  Cool 
    `
    `
    =

    Mission accomplie : j'ai vu le film et effectivement il est très déprimant (et pourtant il n'est pas 5 heure du matin).
    D'abord par la personnalité de Georges et d'Angela, mais parce que l'on sent tout le long du film que Georges est prisonnier de sa condition de "looser".
    Il y a une scène qui se passe sur une barque, et à ce moment précis la musique débute de la même manière que le début du thème du film "JAWS"..... : John Williams aurait-il plagié?
    =



    Ah oui, j'ai oublié de parler de la musique.
    Impardonnable omission car c'est, à l'origine, la Bo de Franz Waxman qui m'a attiré vers ce film.
    Pour une raison inconnue, cette musique m'a semblé familière dès la première écoute, comme si j'avais déjà vu le film. En réalité, elle est emblématique du style de musique des films que mes parents m'emmenaient voir à Abidjan.

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Le thème principal (à partir de 1:12) servait  de générique à l'émission "Cinéma, cinémas", ce qui ne peut tomber mieux eu égard au titre de ce topic.

    Le destin et la personnalité d'Alice Tripp sont particulièrement poignants. Quand elle va voir le médecin pour se faire avorter, c'est à tirer des larmes.

    George est attiré par les femmes qui le dominent. C'est le cas d'Angela, dans tous les sens du terme. Socialement, mais pas seulement. C'est elle qui vient le chercher et qui le ballade dans sa belle décapotable. C'est elle qui lui dit "Raconte à maman" dans la scène où ils se déclarent leur amour.
    A ce compte, Alice ne fait pas le poids.
    Ce n'est pas un hasard non plus si les deux femmes l'appellent "Pauvre George", chacune à leur tour à des moments différents.

    Le projet de George Stevens est vaguement militant. C'est la cause du prolétariat américain de l'époque qu'il semble défendre.
    Mais la puissance du film, c'est qu'il n'est pas manichéen. George, en premier lieu et, à un moindre degré, Alice (quand elle prend un côté un peu mégère  -- mais elle a des excuses), ne sont pas irréprochables.
    Et c'est Angela, la bourgeoise, la mondaine, membre de la classe exploitrice, qui se révèle impeccable -- j'oserais évangélique -- dans cette histoire, par son amour inconditionnel, entièrement dans le don, sans contrepartie alors même qu'il lui a menti, aussi bien qu'à Alice.


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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Jeu 27 Fév 2014 - 0:34

    LV426 a écrit:

    Ah oui, j'ai oublié de parler de la musique.
    Impardonnable omission car c'est, à l'origine, la Bo de Franz Waxman qui m'a attiré vers ce film.
    Pour une raison inconnue, cette musique m'a semblé familière dès la première écoute, comme si j'avais déjà vu le film. En réalité, elle est emblématique du style de musique des films que mes parents m'emmenaient voir à Abidjan.

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Le thème principal (à partir de 1:12) servait  de générique à l'émission "Cinéma, cinémas", ce qui ne peut tomber mieux eu égard au titre de ce topic.

    Le destin et la personnalité d'Alice Tripp sont particulièrement poignants. Quand elle va voir le médecin pour se faire avorter, c'est à tirer des larmes.

    George est attiré par les femmes qui le dominent. C'est le cas d'Angela, dans tous les sens du terme. Socialement, mais pas seulement. C'est elle qui vient le chercher et qui le ballade dans sa belle décapotable. C'est elle qui lui dit "Raconte à maman" dans la scène où ils se déclarent leur amour.
    A ce compte, Alice ne fait pas le poids.
    Ce n'est pas un hasard non plus si les deux femmes l'appellent "Pauvre George", chacune à leur tour à des moments différents.

    Le projet de George Stevens est vaguement militant. C'est la cause du prolétariat américain de l'époque qu'il semble défendre.
    Mais la puissance du film, c'est qu'il n'est pas manichéen. George, en premier lieu et, à un moindre degré, Alice (quand elle prend un côté un peu mégère  -- mais elle a des excuses), ne sont pas irréprochables.
    Et c'est Angela, la bourgeoise, la mondaine, membre de la classe exploitrice, qui se révèle impeccable -- j'oserais évangélique -- dans cette histoire, par son amour inconditionnel, entièrement dans le don, sans contrepartie alors même qu'il lui a menti, aussi bien qu'à Alice.

    Effectivement la scène d'Alice Trip quand elle va voir le médecin pour se faire avorter est d'autant plus dérangeante que les récents débats en France portaient sur ce sujet, sur cet entêtant (pas de jeux de mots stp ) sujet. D'autant plus, encore une fois, que je viens de terminer un livre de Patterson sur ce thème (" L' Affaire Tierney ")...
    =

    Sans rapport, j'ai enregistré de TV5 "l'Attentat" (inspiré par l'affaire Ben Barka) , réalisé par Yves Boisset en 1972 avec Jean-Louis Trintignant, Michel Piccoli , Jean Seberg, Gian Maria Volontè, Michel Bouquet, Bruno Cremer, Philippe Noiret, François Périer, Roy Scheider, Jacques François et surtout Jean Bouise.... / Je me régale à l'avance...
    =
     Dormir  hop au dodo.....
    =

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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par berthus le Jeu 27 Fév 2014 - 22:33

    sabbatha a écrit:J'ai suivi le film de bout en bout et franchement au bout d'un moment je n'ai plus trop rien compris. J'ai juste eu l'impression que l'on vivait une histoire d'amour saphique à travers le cerveau malade d'une schizophrène. Mais je ne suis sûre de rien. J'avoue avoir du mal avec ce genre de "récit" surréalistes.


    Est il nécessaire de préciser que t'es une femme !!
    Pour ne pas décourager les hommes à aller le voir   

    beced



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    Re: Ciné, cinéma, cinémas...

    Message par beced le Sam 1 Mar 2014 - 19:33

    $$$$$$$$$$

    Il existe une webcam à l'entrée du parvi de la salle où se tiendra

    la céremonie des Oscars (Kodak Theatre):


    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

      Peur  ou  Dormir 


    =

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