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    Michel Onfray et la revue : "front populaire"

    Sabbatha
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    Michel Onfray et la revue :  "front populaire" - Page 2 Empty Re: Michel Onfray et la revue : "front populaire"

    Message par Sabbatha le Lun 22 Juin 2020 - 16:40

    nation
    Environnement
    Convention Climat : La grande imposture !

    Jean-Paul PELRASAgriculteur et rédacteur en chef de L'Agri
    Publié le 22 juin 2020



    Quand, en mars dernier, les pouvoirs publics nous ont demandé de remplir nous mêmes nos autorisations de sortie, nous aurions du nous douter de quelque chose. Et, dans le même temps, prendre la mesure de notre docilité, de notre capacité à nous résigner. Et voila que quelques semaines plus tard, après nous avoir fait le coup du Grand débat en 2019, le gouvernement vient donc de lancer sa Convention citoyenne pour le climat en invitant 150 personnes tirées au sort à fournir 150 propositions. Étrange habitude prise par l’État qui consiste à consulter toutes les 5 minutes et à déléguer quelques portions de pouvoir qu’il reprend, in petto, dès que les copies sont restituées. 150 élèves, 150 propositions. Un compte rond en quelque sorte, suffisant, bien calibré, avec lequel nous devrons composer alors que 67 millions d’individus attendent à la porte, alors que ce ne sont peut-être pas les bonnes propositions, alors que d’autres sujets sociaux ou économiques sont au cœur de nos préoccupations. Alors que les Français n’attendent pas des questions, mais plutôt des réponses.
    Ou comment renverser une situation avec des conventions placebo (comme le fut d’ailleurs la Loi EGalim). En médiatisant un leurre démocratique qui finira dans les placards de l’Histoire soigneusement rangé à coté de ces cahiers citoyens ayant servi à occuper ceux qui pensent que les lettres au Père Noël finissent toujours par arriver. Mais voyons un peu ce que ces pastoureaux sagement installés derrière leurs pupitres nous ont mitonné du côté du Conseil économique et social où ils ont eu, privilège suprême pour des citoyens lambda, l’honneur de siéger. Dans le désordre, nous trouverons la rénovation énergétique des bâtiments avec une panoplie de mises aux normes qui risque d’être moyennement appréciée par les intéressés puisqu’il est question de contraindre les propriétaires occupants et bailleurs à rénover leurs biens de manière globale. « Contraindre » un mot dans l’air du temps employé ici par ceux qui ont enfin, au moins sur le papier et une fois dans leurs vies, la possibilité de contraindre les autres. Quelque part entre cette expérience de Milgram qui en dit long sur la soumission à l’autorité et l’illusion que peut procurer une éphémère supériorité.
    Un peu plus, un peu moins, autant tout bazarder ...
    Dans le désordre, nous trouvons ensuite, proposé par ceux qui sont forcément équipés d’une solide expertise dans le domaine agricole : «  Atteindre 50 % d’exploitations en agroécologie d’ici 2040 » Ou encore « diminuer l’usage des produits phytopharmaceutiques de 50 % d’ici 2025 », « réformer l'enseignement et la formation agricole, «  imposer » des stages dans des exploitations qui appliquent les méthodes de l'agroécologie », « transformer l’attribution des aides à l’hectare de la PAC vers des aides à l’actif agricole. » Avec cette éventualité, en moins d’un an, la ferme France deviendrait un immense champ de genêts. Mais bon, un peu plus, un peu moins, autant tout bazarder.
    Arrive ensuite : « Mettre en place des mentions pour inciter à moins consommer. » Comme si nous n’étions pas assez grands pour savoir ce que nous devons manger. « Réduire les incitations à l’utilisation de la voiture en réformant le système d’indemnité kilométrique de l’impôt sur le revenu. » Ceux qui vivent loin de leur lieu de travail auront donc le choix entre casquer et déménager. « Réduire la vitesse sur autoroute à 110 km/h maximum. » Mesure franco-française qui devrait, sans aucun doute, accroître notre compétitivité. « Imposer un suivi régulier de la formation des chauffeurs à l’écoconduite. » Les routiers apprécieront cette sujétion supplémentaire. « Moduler les taxes sur les contrats d’assurance en fonction de l’émission de CO2 pour encourager les véhicules propres. » Ceux qui n’ont pas les moyens n’auront qu’à s’adapter. « Réduire le temps de travail sans perte de salaire dans un objectif de sobriété et de réduction de gaz à effet de serre. » Un peu comme au pays des Bisounours finalement, travailler moins pour gagner autant.
    Et enfin, pour en finir avec ce florilège de bonnes intentions  citons « Le développement de l’autoconsommation ». Là, j’avoue ne pas avoir bien compris. A moins qu’il ne s’agisse d’une référence au Catoblépas, monstre antique qui ne parvenait plus à relever la tète et qui selon Flaubert (ou Barjavel) se dévora les pattes sans s’en apercevoir. Nous y venons. Quitte à nous rendre complices du pouvoir.
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    Message par Sabbatha le Lun 22 Juin 2020 - 16:47

    Régis de CASTELNAUAvocat et blogueur
    Publié le 21 juin 2020






    Mon cher Michel,
    J’ai été très honoré de la proposition que vous m’avez faite de rejoindre dès le départ votre nouvelle revue. Dans mon esprit, il s’agissait d’un engagement destiné à mener un combat pour que le monde d’après puisse mettre fin au monde d’avant dont vous dénoncez les tares depuis déjà longtemps.
    Je trouve l’idée et le projet superbes, j’irai même jusqu’à dire indispensables. Vous n’avez pas froid aux yeux, êtes capable de prendre des risques, ne détestez pas le combat, toutes qualités nécessaires pour mener une aventure avec vous. Je vais reprendre l’expres​sion(israélienne ?) qui permet de se prononcer sur le courage de quelqu’un: "Je n’aurais pas de problème à partir à la guerre avec lui"… Donc avec vous.
    Lorsque j’ai assisté au violent tir de barrage dont vous avez (nous avons) été l’objet, voyant d’où il venait, et y trouvant une validation, mon intérêt s’est transformé en gourmandise. Je me suis dit : "Ils ont peur, chic on va bagarrer." Mais il ne m’a pas semblé utile de réagir. Car répondre à Abel Mestre ou Laurent Joffrin, voire Mathieu Aron est vraiment une perte de temps.
    Vous en avez jugé autrement pour vous-même. Sans doute parce que nous n’appartenons pas au même courant "politique" ou "philosophique", ce qui n’est absolument pas un problème pour moi.

    Seulement, la contre-attaque que vous avez publiée sur le site de Front Populaire m’a un peu chagriné, et ce pour plusieurs raisons:
    • Tout d’abord pour disqualifier Le Monde et Libération, je pense qu’il n’était pas nécessaire de retourner ainsi dans le passé. Tout le monde a oublié Hubert Beuve-Méry d’une part et Serge July d’autre part. Et c’est tant mieux. En revanche il y a tout à dire sur l’actuel propriétaire (et donc patron) du Monde, l'oligarque "socialiste" Matthieu Pigasse, et sur celui de Libération, Patrick Drahi, flibustier notoire dévoué à Macron en remerciement des services que celui-ci lui a rendus. Parce que c’est à ces deux souteneurs (j’irai jusqu’à dire commanditaires) de Macron, que l’on doit la violence de l’attaque.
    • Ensuite cette mise en cause pour le moins violente du passé de la gauche et seulement de celle-ci risque de heurter toute cette frange du peuple qui appartient encore à la culture de la "gauche zombie". Il y a des raisons historiques, familiales et géographiques à cette persistance, et je pense qu’il ne faut pas se couper de ce monde-là, que je crois disponible pour le combat de restauration de la souveraineté du peuple français.
    • Enfin, vous avez exprimé un anticommunisme virulent, qui ne me pose aucun problème de principe. Mais l’Histoire ayant rendu son verdict et respectant en bon juriste "l’autorité de la chose jugée", je le considère inutile dans ces termes, surtout pour disqualifier le groupuscule captateur d’héritage qui se fait appeler PCF et le misérable folliculaire Abel Mestre, dont son rattachement à ce courant politique relève de l’imposture. Mais le problème pour moi est plutôt que vous faisant historien, vous avancez une série de faits pour diaboliser ce qui fut le PCF. Outre l’anachronisme de la présentation, un certain nombre de ceux-ci me semblent historiquement inexacts pour les uns et faux, pour les autres. Concernant ces derniers cette appréciation relevant de mon expérience personnelle.
    J’ai appartenu au Parti communiste français auquel j’ai adhéré à l’âge de 25 ans, preuve qu’il ne s’agissait absolument pas d’une révolte adolescente contre le milieu particulier dont je suis issu. Le "communisme" fut la grande passion du XXe siècle, je pense l’avoir en partie partagée. Cette organisation qui n’était pas sans défauts a eu quand même quelques mérites. Ceux-là qui me permettent de considérer que je n’ai absolument pas à rougir de ce que j’y ai fait. Je ne suis pas le seul dans ce cas-là, et il m’apparaît vraiment contre-productif de salir cet engagement en reprenant des arguments relevant d’une déformation historique, quand ce ne sont pas carrément des erreurs factuelles.
    Alors mon cher Michel, je ne vais sûrement pas vous convaincre et ce n’est pas du tout mon intention. Votre anticommunisme furieux (tel qu’il s’exprime dans votre texte) ne me gêne pas. La violence du communisme, sœur jumelle de celle du capitalisme dans ce cours XXe siècle, les deux étant filles de l’énorme violence de l’accouchement de la société industrielle au XIXe siècle (ce qui n’excuse rien) sont des questions incontournables. L’échec sanglant de la tentative d’émancipation initiée par les bolcheviques mérite recherches, analyses, explications, sans détours et sans pudeur et j’en suis le premier convaincu. Je pense souvent à ce que Zizek disait à BHL: "Vous n’êtes pas assez anticommuniste, vos explications sont insuffisantes pour comprendre l’échec." Mais je pense aussi à la phrase prononcée par un militant à la fin du film réalisé par Nani Moretti sur le dernier congrès du Parti communiste italien: "Tous formidables mais ça n’a pas marché ."
    Dans ma propre vie militante, et à ma place j’ai été aux côtés des couches populaires, au sein d’un parti politique, qui outil de leur intégration à la nation, et pratiquement seul à le faire, les défendait, en faisait la promotion et l’éducation, et imposait leur place dans la vie politique et culturelle du pays.
    Membre de son "bureau de politique extérieure", j’ai également assuré à la demande de la direction du Parti des responsabilités internationales assez lourdes, notamment en Amérique latine pendant les années de plomb, celle des abominables dictatures chiliennes, argentines, guatémaltèques et autres. J’y ai pris quelques risques, perdu des amis et ai pu en sauver quelques-uns. Expérience qui me permet de mesurer la niaiserie des antifascistes en carton.
    Cela vous surprendra peut-être, mais tout cela, je considère que ce n’est pas ce que j’ai fait de pire dans ma vie.
    Si j’ai accepté votre proposition, c’est parce que j’ai spontanément pensé qu’au sein de votre projet, je pourrais poursuivre ce combat personnel pour le progrès humain, que je mène à ma façon depuis 45 ans…
    Et qu’être avec vous pour les défis et les échéances auxquelles nous sommes confrontés n’est pas le plus mauvais des endroits. J’ai précisé que j’étais monté sur ce bateau dont vous tenez la barre et que je l’avais fait avec mon sac.
    Je tenais mon cher Michel à apporter ces précisions. C’est donc très à l’aise que je vous confirme mon engagement sans réserve dans votre projet dont je redis l’importance et même le caractère indispensable en ce moment où la République traverse tant de difficultés majeures.
    Bien amicalement,

    Régis de Castelnau
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    Message par Sabbatha le Lun 22 Juin 2020 - 16:52

    Je ne sais pas si ça va fonctionner

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